Aujourd’hui, nous publions une nouvelle recherche que nous avons développée tout au long de l’année. Dans ce travail, nous nous sommes donné pour mission d’analyser et de valoriser un modèle que nous connaissons largement et que nous retrouvons sublimé dans les discours du secteur social, mais pour lequel nous manquons d’informations concrètes: l’intégration de personnes ayant une expérience vécue dans le développement et la prise de décisions relatives aux projets axés sur l’approche des problématiques liées aux drogues.
La participation est largement acceptée et peut, dans certains programmes, même constituer une piste opérationnelle; toutefois, elle n’est pas perçue comme quelque chose qui exige une méthode, de la rigueur et une attention soutenue au processus, et nécessite une analyse préalable. C’est pourquoi, cette année, nous nous sommes engagés dans cette tâche avec deux objectifs, l’un sur le plan technique et l’autre sur le plan politique.
L’objectif technique vise à appréhender les diverses méthodes employées par des organisations qui ont réussi à impliquer des personnes ayant une expérience vécue (ainsi que celles qui ont échoué) afin de les présenter de manière ordonnée et analytique, et de les rassembler dans un document accessible à toutes les structures souhaitant adopter cette approche, tout en mettant en lumière la complexité et les nombreux replis et ambiguïtés qui la caractérisent.
L’objectif politique vise à rappeler que, malgré ces replis et ambiguïtés et malgré le confort légitime que nous recherchons tous dans notre sphère professionnelle, il faut affronter la complexité car l’approche des drogues l’exige de plus en plus. Et sans une méthode clairement définie pour intégrer les voix de celles et ceux qui vivent en première ligne les transformations, les pratiques et les codes entourant l’usage des substances ne pourront jamais aboutir à un travail efficace.
Nous espérons que vous prendrez plaisir à le lire et que ce travail vous sera utile.