Les personnes confrontées à des troubles liés à la consommation d’alcool ou d’autres substances se heurtent non seulement à des difficultés de santé, mais aussi à la solitude, au rejet social et à la perte de liens familiaux ou communautaires. Bien souvent, se rendre dans un centre d’accueil n’est pas chose aisée et c’est ce que soulignait une éducatrice sociale et avocate interviewée dans le cadre du « Guide des bonnes pratiques destiné aux professionnels du secteur des addictions » du projet RAICES :
«Une personne en situation de rue qui consomme de l’alcool et/ou d’autres substances doit répondre à tout un ensemble d’exigences: accéder à des soins médicaux, être accompagnée par une assistante sociale et par une psychologue. De nombreuses épreuves… étant à la rue, il est facile de perdre ne serait-ce que le petit papier des rendez-vous, et il faut tout recommencer [.]».
Le même témoignage met en évidence que son travail ne consiste pas uniquement à fournir de l’information ou des ressources sanitaires, mais aussi à écouter, accompagner et déceler les besoins fondamentaux, en adaptant les protocoles imposés par les administrations. Grâce à ce contact direct, on parvient à initier des démarches de prise en charge et de rétablissement qui, autrement, seraient impensables.