Fatigue extrême : symptôme peu connu de l’infarctus chez les femmes pouvant retarder le diagnostic

9 septembre 2026



   Le chef du service de cardiologie de la Policlínica Gipuzkoa à Saint-Sébastien, le docteur Gonzalo Navarrete, a déclaré que les symptômes moins connus de l’infarctus chez les femmes peuvent retarder le diagnostic, et parmi eux figurent « fatigue extrême, essoufflement, nausées ou des gênes ressenties dans le dos et la mâchoire ».

   « Bien que la douleur thoracique demeure l’un des signes les plus reconnus d’un infarctus, chez les femmes, cette urgence cardiovasculaire peut se manifester de manières très diverses », a-t-il indiqué, et il estime que « le manque d’information sur ces différences pousse de nombreuses patientes à ne pas identifier à temps les signaux d’alerte et à retarder la recherche d’aide médicale ».

   Dans ce sens, il a précisé que « chez beaucoup de femmes, les symptômes peuvent être plus diffuses et moins marqués », ce qui « complique leur association avec un problème cardiaque ». Il a ajouté, en insistant, que « il est fréquent que se manifestent des signes comme une fatigue extrême, des difficultés à respirer, des nausées ou des malaises dans des zones telles que le dos, le cou ou la mâchoire ».

   Navarrete, qui a souligné qu’au cours d’un infarctus, une artère coronaire se bouche et réduit le flux sanguin vers le cœur, ce qui amène le muscle cardiaque à ne plus recevoir l’oxygène nécessaire pour fonctionner correctement et commence à se détériorer, a soutenu que, par conséquent, « le temps est un facteur déterminant ». « Plus tôt l’assistance médicale est apportée, plus grandes seront les chances de minimiser les dommages et d’améliorer la récupération ultérieure », a-t-il insisté.

   Pour améliorer la réponse à cette situation, il a souligné d’autres symptômes peu connus – en plus de la douleur ou de l’oppression thoracique qui persiste -, tels que la sudation froide, les étourdissements ou une sensation d’instabilité et des malaises dans les bras. Par ailleurs, il est nécessaire « de faire particulièrement attention lorsque plusieurs de ces symptômes apparaissent en même temps ou lorsqu’ils sont inhabituels pour la personne qui les éprouve », a-t-il expliqué.

CONFONDRE LES SIGNES AVEC LE STRESS ET LA FATIGUE ACCUMULÉE

   À ce stade, il a indiqué que de nombreuses femmes retardent la consultation médicale parce que ces signaux peuvent être confondus avec des situations quotidiennes. « Le stress, la fatigue accumulée, l’anxiété ou même les troubles digestifs constituent souvent les premières explications que beaucoup de personnes trouvent pour justifier leur malaise », a-t-il déclaré.

   D’autre part, il a rappelé qu’il existe de nombreux facteurs qui influent sur le risque de subir un infarctus. « Après la ménopause, la protection hormonale diminue et la probabilité de développer des problèmes cardiovasculaires augmente », a-t-il expliqué, ajoutant que s’y ajoutent d’autres circonstances « comme l’hypertension artérielle, le cholestérol élevé, le diabète, le tabagisme, le manque d’activité et l’obésité ».

   « En outre, chez les femmes, il existe des antécédents spécifiques qui doivent également être pris en compte, tels que le fait d’avoir souffert de prééclampsie ou de diabète gestationnel pendant la grossesse, de connaître une ménopause précoce ou de coexister avec certaines maladies auto-immunes et inflammatoires », a souligné ce spécialiste.

   Dans l’ensemble, il a lancé un appel à la prévention en adoptant des habitudes de vie saines. Il plaide ainsi pour maintenir une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière, éviter le tabac et contrôler des facteurs tels que la tension artérielle, le cholestérol et la glycémie. Un repos adéquat, une réduction du stress et la réalisation de contrôles médicaux réguliers font également partie des mesures à mettre en œuvre.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.