Sécheresse oculaire : consultez un ophtalmologue en septembre pour évaluer des problèmes oculaires estivaux

31 août 2026



   Le directeur d’OftalDex, le service d’ophtalmologie de l’Hôpital Universitaire Dexeus, Carlos Barnés, a recommandé d’effectuer en septembre un contrôle visuel complet afin d’identifier et de traiter d’éventuels dommages estivaux, tels que la sécheresse oculaire, et d’entamer la nouvelle saison avec une santé visuelle optimale.

   Selon ses explications, pendant les mois d’été, des facteurs comme le chlore des piscines, l’exposition à la lumière solaire et le sable des plages agissent comme des agressions directes sur la surface de l’œil, perturbant le film lacrymal et favorisant l’apparition d’irritations récurrentes.

   En conséquence de cette exposition prolongée, un grand nombre de patients se présentent en septembre à la consultation d’ophtalmologie avec les yeux rouges, des sensations de picotement ou une sensation inconfortable d’avoir du sable dans l’œil. Ce sont les signes principaux de la sécheresse oculaire.

   Le retour au milieu professionnel et universitaire intensifie ces symptômes. L’exposition habituelle à environ huit heures quotidiennes devant des écrans, associée à l’utilisation de la climatisation et de systèmes de ventilation dans les espaces clos, aggrave nettement la sécheresse préexistante.

   Lorsque l’on fixe la vue sur des appareils numériques, la fréquence de clignement diminue jusqu’à 60 pour cent, ce qui diminue la lubrification naturelle de l’œil et crée le cadre propice au développement ou à l’aggravation du syndrome de la sécheresse oculaire.

   Contrairement à d’autres pathologies, la sécheresse oculaire ne se manifeste pas habituellement par une douleur aiguë. Ses signaux d’alarme se limitent à des désagréments quotidiens modestes — tels qu’une vision légèrement floue, des picotements ou une sensation de lourdeur — que de nombreux patients finissent par normaliser à tort.

   « Une détection précoce est essentielle. Effectuer une révision ophtalmologique en temps utile permet de diagnostiquer et de mettre en place le traitement approprié pour freiner l’évolution de la sécheresse oculaire avant qu’elle ne devienne un problème chronique qui altère la qualité de vie », a souligné Barnés.

DONNÉES SUR LA SÉCHERESSE OCULAIRE EN ESPAGNE

   Les données épidémiologiques de l’étude nationale « PrevEOS », premier travail populationnel sur la prévalence de la sécheresse oculaire en Espagne mené en 2025, apportent des chiffres concrets pour contextualiser cette affection et son impact social.

   Un Espagnol sur cinq est touché, ce qui signifie que 20 pour cent de la population adulte du pays est concernée, soit environ 8 millions de personnes.

   Par ailleurs, seulement 12,3 pour cent des Espagnols bénéficient d’un diagnostic clinique formel. Soixante-dix pour cent des personnes atteintes ignorent leur état ou n’ont jamais consulté de spécialiste.

   Traditionnellement plus courante après 40 ans, la sécheresse oculaire touche aujourd’hui 3 jeunes sur 10, âgés de 18 à 30 ans, en Espagne, en raison d’une utilisation intensive des écrans et des appareils mobiles. Dans ce groupe d’âge, le sous-diagnostic frôle les 90 pour cent.

   Enfin, elle touche le double de femmes que d’hommes, et affecte plus de 21 pour cent de la population féminine adulte.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.