Santé des seniors : éviter d’espacer trop les repas pour prévenir les maladies

29 août 2026



   Une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut Karolinska de Solna (en Suède) a montré que les intervalles plus longs entre les repas chez les personnes âgées s’associent à l’apparition plus rapide de maladies.

   Ce travail, publié dans la revue spécialisée ‘Journal of Internal Medicine’, est parvenu à cette conclusion, observation qui s’est manifestée avec un caractère plus prononcé chez les personnes de 78 ans et plus. Il a été réalisé dans le contexte actuel où l’intérêt pour le jeûne a augmenté ces dernières années.

   Néanmoins, « on sait relativement peu de choses sur la façon dont l’horaire des repas influence la santé des personnes âgées », ont indiqué les auteurs qui, pour cette raison, ont analysé si la durée du plus long intervalle quotidien entre les repas était liée à l’accumulation de pathologies chroniques au fil du temps.

   Pour ce faire, ils ont utilisé les données de l’Étude nationale suédoise sur le vieillissement et les soins (SNAC-K), qui regroupe 2 981 habitants d’Estocolmo âgés de plus de 60 ans au démarrage. Ainsi, les participants ont été suivis pendant un maximum de 15 ans, et la durée des intervalles entre les repas a été estimée à partir des informations qu’ils ont fournies sur leurs habitudes alimentaires habituelles sur une période de 24 heures.

LES INTERVALLES LES PLUS LONGS PROVOQUENT DES RÉSULTATS DE SANTÉ PLUS MAUVAIS

   C’est ainsi que l’on en est arrivé à la principale conclusion de cette étude et, en particulier, l’intervalle le plus long entre les repas au cours d’une journée typique variait de 14 à 24 heures. Les personnes qui l’ont pratiqué ont accumulé des maladies chroniques plus rapidement que celles dont le plus long intervalle s’élevait entre six et 11,5 heures.

   « Cette association a été observée pour le nombre total de maladies chroniques, ainsi que pour les pathologies cardiovasculaires et neuropsychiatriques, mais pas pour les maladies musculo-squelettiques », ont indiqué les chercheurs, parmi lesquels figure l’auteur le plus senior de cette étude et chercheur postdoctoral au Centre de Recherche sur le Vieillissement du Département de Neurobiologie, Sciences des Soins et Société de l’Institut Karolinska, Adrián Carballo Casla.

   Ce dernier a précisé que « une grande partie de la recherche sur le jeûne a été réalisée chez des populations jeunes ou d’âge moyen », raison pour laquelle ces nouveaux résultats « suggèrent que les associations peuvent être différentes chez les adultes âgés, en particulier parmi les groupes les plus âgés ».

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.