Le directeur scientifique de la Fondation Centre de Recherche sur les Maladies Neurológicas (Fondation CIEN), Pascual Sánchez-Juan, a souligné qu’il existe des « raisons objectives » pour « parler d’espoir » dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer, grâce aux progrès réalisés dans les biomarqueurs, le diagnostic précoce et la recherche clinique.
Lors d’une table ronde réunissant des experts dans le cadre de la rencontre « Un impulso a la esperanza », organisée par Siemens Healthineers, la Fondation CIEN et la Confédération Espagnole de Alzheimer et autres démences (CEAFA), Sánchez-Juan a expliqué que les avancées obtenues permettent d’établir un diagnostic plus précis et à des stades de plus en plus précoces.
Selon lui, optimiser le diagnostic est « fondamental » pour offrir aux patients les meilleures options thérapeutiques possibles. « Dans le diagnostic par imagerie, nous disposons également d’une technologie qui nous rend optimistes car nous sommes capables de voir des choses que nous ne voyions pas auparavant », a-t-il ajouté.
Dans ce sens, la neurologue María José Gil Moreno, spécialiste du Hôpital Clínico San Carlos de Madrid, a indiqué qu’un « changement de paradigme » était en cours. « Disposer d’outils diagnostiques plus précis nous aide à prendre des décisions mieux informées, à planifier l’approche de chaque patient et à tirer meilleur parti des opportunités thérapeutiques qui émergent », a-t-elle détaillé.
900 000 PERSONNES TOUCHÉES EN ESPAGNE
Cette rencontre s’est tenue durant le Mois Mondial de la maladie d’Alzheimer afin de rapprocher la société des avancées qui transforment l’approche de la maladie, qui touche plus de 900 000 personnes en Espagne, et d’ouvrir un espace de dialogue entre chercheurs, professionnels de santé, associations et familles.
Ainsi, elle a réservé un espace aux besoins des personnes directement touchées. La présidente de la CEAFA, Mariló Almagro, a mis l’accent sur l’importance de traduire les avancées scientifiques dans la réalité quotidienne des patients.
« L’espoir n’a de sens que lorsque les progrès parviennent réellement aux personnes. Nous devons continuer à stimuler la recherche, mais aussi garantir que le diagnostic, l’information et les ressources soient à la portée de ceux qui vivent avec la maladie chaque jour », a-t-elle souligné.
Quant à Carmen Avilés, bénévole et proche d’un patient, elle a souligné que, pour les familles, l’espoir signifie « ne pas se sentir seules » et disposer d’informations, de soutien, d’accompagnement et de la confiance que la recherche « continue à progresser pour offrir des réponses qui il y a seulement quelques années semblaient impensables ».
« C’est pourquoi « Un impulso a la esperanza » signifie transformer le progrès scientifique en une prise en charge sanitaire à laquelle les personnes puissent réellement accéder. Car la vraie mesure de l’innovation est sa capacité à parvenir aux patients et à leurs familles lorsque cela peut faire la différence », a indiqué la directrice de Diagnostic par Imagerie et des Thérapies Avancées de Siemens Healthineers, María de Oyarzábal, qui a ouvert la séance.
COLLABORATION ENTRE TOUS LES ACTEURS
De Oyarzábal a souligné dans son intervention l’importance de la collaboration entre tous les acteurs impliqués. Dans ce sens, l’initiative européenne public-privé « ACCESS-AD », qui compte Siemens Healthineers parmi ses coordinateurs, réunit plus de 30 partenaires issus de l’offre clinique, de la recherche, des organisations de patients et de l’industrie, dans le but d’améliorer l’accès au diagnostic, au traitement et au suivi de la maladie.
La directrice générale de la Fondation CIEN, María Ángeles Pérez, a mis en valeur le rôle d’une société « consciente et engagée » dans la lutte contre Alzheimer. Elle a ainsi plaidé pour des initiatives comme cette rencontre ou le Memorables Film Festival, une initiative qui utilise le cinéma comme outil de sensibilisation et de vulgarisation sociale.
La journée s’est conclue par un espace de rencontre sous le slogan « Tisser des liens pour l’espoir », au cours duquel a été réaffirmée l’importance de la collaboration entre institutions, professionnels, chercheurs, associations et familles pour continuer à progresser dans la lutte contre Alzheimer et transformer l’innovation scientifique en bénéfices réels pour les personnes touchées.