L’épidémie d’Ébola déclarée en mai en République démocratique du Congo (RDC) approche désormais du seuil des sept mille cas, selon le dernier bilan publié par les autorités, qui ont aussi confirmé un premier cas de contagion dans la province de Ubangi-Sud, située au nord-ouest du pays et éloignée de l’épicentre de la maladie.
Le Institut National de Santé Publique (INSP) a indiqué dans son dernier bulletin que, à ce jour, on dénombre 6.9442 contagions et 3.349 décès, dont 99 cas et 39 morts au cours des dernières 24 heures, en particulier dans la province d’Ituri, épicentre de l’épidémie.
Par ailleurs, il a précisé qu’à ce stade 1.647 patients ont reçu le traitement ou ont été déclarés guéris, y compris 36 au cours de la dernière journée, tandis que 823 restent hospitalisés ou en isolement, avec un taux de létalité de 48,2 %. Le taux de suivi des contacts est de 84,4 %, selon l’organisme.
Pour sa part, le gouverneur intérimaire d’Ubangi-Sud, Jean-René Galekwa Vundawe, a indiqué que les tests de laboratoire ont permis de confirmer un cas d’Ébola dans la zone sanitaire de Gbulu, précisant que la personne est décédée des suites de la maladie.
Vundawe a insisté sur le fait que les autorités locales sont déjà en contact avec l’INSP et d’autres partenaires techniques pour faire face à la situation et a recommandé à la population de rester vigilante et de respecter les mesures préventives afin de tenter d’éviter les contagions, comme l’a relayé la station Radio Okapi, en République démocratique du Congo.
L’épidémie en RDC est déjà la plus meurtrière de l’histoire du pays, dépassant celle enregistrée entre 2018 et 2020, et les projections indiquent qu’elle pourrait même dépasser celle qui a eu lieu entre 2014 et 2016 en Afrique de l’Ouest, qui a laissé 28.616 cas et 11.325 décès dans les pays de Guinée, Liberia et Sierra Leone, selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
La RDC — qui, en décembre 2025, a proclamé l’extinction d’une autre flambée, cette fois au Kasaï — est considérée comme le pays avec le plus d’expérience au monde dans la gestion du virus Ebola, ayant dû faire face à plus d’une douzaine d’épisodes depuis l’identification du virus en 1976 dans un double foyer dont l’un des épicentres se situait dans la localité congolaise de Yambuku, sur les rives du fleuve Ébola, du nom duquel dérive la maladie.