Trump réaffirme le lien entre les vaccins et l’autisme et utilise les Amish comme argument

3 septembre 2026

Le président américain, Donald Trump, remet une fois de plus en question les vaccins et les associe encore une fois à l’autisme en avançant l’argument qu’en 330 ans il n’y aurait pas eu de cas documentés d’autisme chez les membres de la communauté amish qui ne se vaccineraient pas.

« Après 330 ans, il n’existe pas un seul cas publié explicitement documenté d’un enfant amish non vacciné présentant de l’autisme », a publié Trump sur les réseaux sociaux.

Le dirigeant américain cite la présentation n° 7336 du Congrès International de Recherche sur l’Autisme de 2010 qui, selon la publication de Trump, précise que « l’autisme a été documenté chez des enfants amish », mais « il n’existe aucun cas publié et explicitement documenté d’autisme et zéro vaccination ». Il n’existe pas de données fiables, mais on suppose que la majorité des Amish — environ 400 000 personnes aux États‑Unis — ne se vaccinent pas.

Le 24 août dernier, Trump lui‑même prévoyait qu’on assisterait à une diminution de l’« épidémie » d’autisme, une condition qu’il a associée aux vaccinations. « Vous allez être témoins d’une grande différence dans le taux d’autisme, qui ressemble à une épidémie », a déclaré Trump lors d’un rassemblement à la Maison‑Blanche.

Il a alors recommandé aux familles de réduire et d’espacer les doses administrées aux mineurs, avec des « petites piqûres » plutôt qu’une seule dose, une position démentie à maintes reprises par les autorités médicales qui écartent tout lien entre autisme et vaccinations.

« Nous exhortons vigoureusement que lorsque vous obtenez les doses pour vos jeunes enfants, et que cela concerne, selon moi, la prévention de l’autisme, vous demandiez au médecin qu’il administre cinq petites doses au lieu d’une grande », a expliqué le magnat.

Selon les Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies des États‑Unis, « à ce jour, les études continuent de démontrer que les vaccins ne sont pas liés à l’autisme ».

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.