Sanofi et Regeneron démontrent grâce à l’IA comment la dermatite atopique sévère peut conditionner la vie des patients

15 septembre 2026

Les entreprises Sanofi et Regeneron ont lancé « Rompe el ciclo », une campagne qui exploite l’intelligence artificielle pour illustrer comment la dermatite atopique grave (DAG) peut accompagner et conditionner une même personne à travers les différentes étapes de sa vie, de l’enfance à l’âge adulte.

La dermatite atopique (DA) est une maladie inflammatoire chronique de la peau pouvant provoquer des lésions cutanées, des rougeurs et des démangeaisons intenses. En 2023, on estimait que plus de 2,7 millions de personnes vivaient avec la DA en Espagne.

Dans ses formes graves, la maladie peut s’étendre sur de vastes zones du corps et être associée à un prurit persistant, à la sécheresse, à des fissures, à des lésions dues au grattage, à des infections cutanées récurrentes et à des perturbations importantes du sommeil. Tout cela, selon les experts, peut altérer notablement la qualité de vie.

« Vivre avec une dermatite atopique grave n’est pas simplement affronter une poussée ou une étape difficile. C’est coexister, dès le plus jeune âge, avec les démangeaisons, l’insomnie et l’incertitude de savoir quand l’épisode réapparaîtra. Cette charge évolue au fil des années: elle peut influencer le jeu à l’enfance, l’estime de soi et les relations à l’adolescence, et les études, le travail ou la vie familiale à l’âge adulte. Des campagnes comme « Rompe el ciclo » contribuent à montrer ce parcours et à ce que les personnes qui vivent avec la maladie se sentent comprises et sachent qu’elles ne sont pas seules », a déclaré la présidente de l’Association des personnes touchées par la Dermatite Atopique (AADA), África Luca de Tena.

Les entreprises soulignent que l’un des plus grands défis de la maladie réside dans son impact émotionnel, car la DA peut affecter l’estime de soi, favoriser l’isolement social et amener certaines personnes à éviter des activités quotidiennes ou des vêtements qui exposent la peau. Ainsi, elle peut influencer des expériences apparemment simples et limiter la façon dont une personne étudie, travaille, entretient des relations ou profite de ses loisirs.

À l’occasion de la Journée mondiale de la Dermatite Atopique, les compagnies ont publié « Rompe el ciclo », une œuvre audiovisuelle créée avec l’intelligence artificielle qui suit une même personne tout au long de sa vie. Grâce à une narration en écran partagé, le spectateur observe simultanément deux parcours : une vie marquée par la DAG et la même vie sans l’impact de la maladie.

L’histoire couvre des moments identifiables tels que l’enfance, l’adolescence, le premier emploi, les liens personnels et l’arrivée des petits-enfants. Selon Sanofi, ce contraste permet de comprendre comment une maladie grave et non maîtrisée peut limiter les opportunités, les expériences et les liens au fil du temps. « La campagne s’éloigne ainsi d’une représentation exclusivement clinique pour mettre en lumière la charge cumulative et invisible de la DA », ajoutent les entreprises.

Le nom de la campagne fait référence à ce cycle où les symptômes, le manque de repos et l’impact émotionnel peuvent s’auto-entretenir et finir par influencer les décisions, les opportunités et les expériences au fil des années. « Romper el ciclo » signifie rendre visible cette charge, empêcher qu’elle ne soit banalisée et rappeler que la maladie ne devrait pas piloter le cours d’une vie, indiquent Sanofi.

Bien que ses manifestations et son retentissement puissent varier selon l’âge, il est important de maintenir la maladie sous contrôle à chaque étape de la vie, de l’enfance à l’âge adulte. Cela implique d’évaluer non seulement les lésions cutanées, mais aussi les démangeaisons, le repos et la façon dont la maladie influe sur le bien-être et le quotidien. Un suivi adapté aux besoins de chaque âge est essentiel pour réduire son impact et éviter qu’elle n’influence le développement et les opportunités de la personne, a souligné le responsable médical de Sanofi Iberia, Salvador García.

ORIGINE DE LA DERMATITE ATOPIQUE ET IMPACT EN FONCTION DE L’ÂGE

Selon les experts, la dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique qui implique une altération de la barrière cutanée et une réponse immunitaire mal régulée. Le terme « dermatite » renvoie à l’inflammation cutanée, qui peut se manifester par des lésions, des squames et des rougeurs.

Chez de nombreuses personnes atteintes de DA, on observe une réponse immunitaire hyperactive connue sous le nom d’inflammation de type 2. Cette inflammation contribue à l’altération de la barrière protectrice de la peau, qui devient sèche et plus vulnérable face aux agents externes, et favorise des symptômes tels que des démangeaisons intenses.

La dermatite atopique commence généralement pendant la première enfance et, chez certaines personnes, peut persister dans les étapes suivantes de la vie. Son impact évolue avec l’âge et les circonstances personnelles.

Dans l’enfance, le prurit, les lésions visibles et les perturbations du sommeil peuvent limiter le jeu, la pratique sportive et les interactions avec d’autres enfants. La maladie peut aussi être associée à l’isolement, à l’anxiété, à la dépression et au harcèlement scolaire.

À l’adolescence, l’apparence de la peau et la stigmatisation peuvent accroître l’isolement et le manque de confiance en soi. La DA a été liée à des problèmes de santé mentale et de fonction sociale à cette étape.

À l’âge adulte, les symptômes peuvent affecter le repos, les performances et la productivité au travail. La stigmatisation et l’imprévisibilité des poussées peuvent également influer sur la vie sociale, le choix des vêtements et les relations personnelles. La stigmatisation et l’imprévisibilité des poussées peuvent aussi conditionner la vie sociale, le choix des vêtements et les relations personnelles.

Dans les formes graves, cette charge peut être encore plus lourde, avec des perturbations du sommeil persistantes et des symptômes d’anxiété et de dépression qui affectent de manière significative la qualité de vie.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.