RDC : 6 100 cas et 2 950 morts liés à l’épidémie d’Ebola déclarée en mai

2 septembre 2026



Les autorités de République démocratique du Congo (RDC) ont porté à 6.100 le nombre de cas d’Ebola confirmés liés au foyer déclaré à mi-mai dans l’est du pays, qui a déjà laissé 2.950 morts et s’est étendu depuis lors vers des zones du centre, y compris la ville importante de Kisangani.

L’Institut national de Santé publique (INSP) a indiqué dans son dernier bulletin que, à ce jour, 6.100 cas ont été recensés, avec 2.950 décès et 1.383 patients guéris. Par ailleurs, 814 personnes se trouvent isolées ou hospitalisées, avec un taux de traçabilité des contacts de 86,3 % et une létalité de 48,4 %.

Ainsi, il a précisé que ces dernières 24 heures ont vu l’enregistrement de 59 cas — dont 44 en Ituri, l’épicentre de l’épidémie — et 20 décès, dont 15 en Ituri. Ainsi, cette province concentre 82,3 % des contagions confirmées à ce jour dans le pays africain.

Par ailleurs, il a rappelé que six provinces — Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo, Haut-Uélé et Bas-Uélé — ont été touchées par l’épidémie, au rang des alertes internationales concernant l’expansion de la maladie et la possibilité qu’elle dépasse totalement la capacité de réponse.

Cette flambée en RDC est désormais la plus meurtrière de l’histoire du pays, dépassant celle enregistrée entre 2018 et 2020, et les projections suggèrent qu’elle pourrait même dépasser celle de 2014 à 2016 en Afrique de l’Ouest, qui avait laissé 28 616 cas et 11 325 morts en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La RDC —qui en décembre 2025 avait déclaré la fin d’un autre foyer, situé au Kasai— est considérée comme le pays possédant le plus d’expérience au monde dans la gestion du virus Ebola, ayant dû faire face à plus d’une douzaine d’épidémies depuis l’identification du virus en 1976 lors d’un double foyer dont l’un des épicentres se situait dans la localité congolaise de Yambuku, au bord du fleuve Ébola, dont la maladie porte le nom.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.