Protocoles avec perspective de genre et interculturalité pour une santé sans privilèges

10 avril 2026

À l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, ce mardi 7 avril, Médecins du Monde présentait son « IVe rapport sur les obstacles au système national de santé dans les populations vulnérables ». On peut y lire que le système de santé n’assure pas un accès équitable pour l’ensemble des personnes.

De plus, il ne s’agit pas de défaillances ponctuelles, mais d’obstacles structurels qui transforment le droit à la santé en quelque chose de conditionné : « Ainsi, les barrières discriminatoires […] restent majoritaires avec 12 826 cas documentés. Parmi elles, se distingue particulièrement l’impossibilité de fournir le registre des résidents avec un préavis d’au moins trois mois, représentant plus de la moitié de ce type de barrières » (Médecins du Monde, 2026, p. 8).

Parmi les recommandations de Médecins du Monde aux gouvernements et aux assemblées autonomes, on met en lumière une nécessité partagée par plusieurs rapports de l’Association Progestión (2024, 2025) et celle de « Élaborer et mettre en œuvre des protocoles sanitaires spécifiques sur l’accueil des personnes migrantes, avec une perspective de genre et une approche anthropologique » (Médecins du Monde, 2026). Dans le cas des personnes migrantes souffrant d’addictions, l’absence de ces protocoles a des répercussions importantes sur leur santé et il est donc recommandé, en outre, d’élargir les ressources avec une perspective de prévention des risques et de réduction des dommages.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.