Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que des « avancées » ont été enregistrées lors de la huitième réunion du Groupe de travail intergouvernemental sur l’Accord sur les Pandémies, qui œuvre sur l’annexe relative au Système d’accès aux agents pathogènes et distribution des bénéfices (PABS, pour les sigles anglais).
À l’issue des cinq jours de réunion, Tedros Adhanom Ghebreyesus a assuré que l’on se rapproche davantage de tenir la « promesse » faite après la Covid-19 de « ne pas laisser le monde aussi vulnérable face à la prochaine pandémie que ce ne fut face à celle-ci ».
L’annexe PABS est un élément central de l’Accord sur les Pandémies, adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2025, et son entrée en vigueur dépend de sa signature et de sa ratification. Son objectif est de faciliter l’échange de matériels et d’informations sur les séquences de pathogènes présentant un potentiel pandémique et de permettre un échange équitable des vaccins, thérapies et diagnostics développés à partir de leur utilisation.
La réunion du groupe intergouvernemental s’est tenue à l’approche de la deuxième Réunion de Haut Niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la Prévention, la Préparation et la Réponse aux Pandémies, qui se tiendra le 25 septembre à New York (États‑Unis).
Au cours de cette rencontre, qui réunira des chefs d’État et de gouvernement afin de renforcer l’engagement politique dans la lutte contre les pandémies à venir, sera présentée une déclaration politique exigeant, entre autres, la finalisation opportune de l’annexe PABS.
« Alors que les dirigeants se préparent à se réunir à l’Assemblée générale des Nations Unies, le message de Genève est clair : protéger les générations futures exige engagement, coopération et urgence. L’achèvement de l’annexe PABS est essentiel pour renforcer les défenses collectives du monde face aux futures menaces pandémiques », a affirmé le responsable de l’OMS.