La blefaroplastie vise à préserver davantage de structures et à maintenir le volume des paupières afin d’éviter « des yeux creux et squelettisés », selon le chirurgien plasticien Gustavo Sordo, du HLA Universitario Moncloa et directeur de la Clinique Dr. Sordo, qui souligne que cette intervention doit partir d’un analyse des causes provoquant une apparence de regard fatigué.
« Nous avons compris que nous devons préserver plus de structures et maintenir davantage de volume à l’intérieur de la paupière. Nous avons appris à ne pas vider les paupières de graisse, évitant ainsi des yeux creux et squelettisés », affirme le spécialiste.
Sordo explique qu’un regard fatigué n’est pas nécessairement dû uniquement aux paupières. Sur la paupière supérieure, il peut exister un excès de peau, mais la chute du sourcil ou le vieillissement du tiers supérieur du visage peuvent également être impliqués. Par conséquent, il juge fondamental de réaliser une analyse détaillée avant d’envisager l’intervention.
TÉCNIQUE « NO TOUCH »
Concernant la paupière inférieure, le chirurgien souligne que les poches et les cernes peuvent modifier l’apparence du regard et explique qu’il emploie la technique « NO TOUCH », qui permet de traiter les poches sans toucher les muscles responsables de la fermeture de la paupière. De plus, une partie de la graisse des poches peut être réutilisée pour lisser la transition entre la paupière et la pommette.
L’intervention peut aussi avoir une finalité liée au champ visuel chez des patients présentant un vieillissement avancé nommé dermatochalasis. « Dans ces cas-là, il est nécessaire d’effectuer un retrait cutané plus important pour améliorer l’aspect global du regard et le champ visuel », indique-t-il.
Le spécialiste précise que le post-opératoire nécessite environ 15 jours avant de récupérer pleinement une vie sociale. À partir de ce moment, selon ses explications, le patient peut se maquiller et mener une vie normale, en plus de reprendre une activité sportive légère et de recommencer à porter des lentilles de contact.
Néanmoins, avant d’envisager une intervention, le spécialiste estime qu’il est fondamental d’analyser l’ensemble de la zone afin de déterminer quelles structures influencent réellement ce trait, car un regard fatigué ne signifie pas nécessairement que le problème se situe uniquement dans les paupières. Pour le spécialiste, un bon résultat commence avant la chirurgie « par un diagnostic précis qui permet de savoir ce dont chacun a besoin ».