Une publication récente de l’Association française Amicale du Nid (2024) a pour objectif de promouvoir des bonnes pratiques destinées aux professionnels œuvrant dans les domaines des addictions et de la prostitution.
Le guide adopte une démarche centrée sur la personne, les droits humains et la réduction des dommages. Ce document revêt par ailleurs un intérêt majeur, car il s’appuie sur une vision de genre intersectionnelle qui souligne la nécessité de concevoir des actions tenant compte de la situation spécifique de certains publics tels que les femmes, les jeunes, les personnes transgenres, les migrantes et les réfugiées.
Par exemple, il rappelle la nécessité de : « Relier l’addiction, la santé mentale et la santé materno-infantile aux dimensions sociales liées au logement et à l’insertion socioprofessionnelle. Améliorer les perceptions et les pratiques des services de maternité, de protection materno-infantile (PMI) et des services sociaux en ce qui concerne les femmes usagères enceintes ou mères » (2024, p. 156).
Parmi les questions évoquées, il souligne que ces actions ne peuvent être durables que si elles s’appuient sur une collaboration interinstitutionnelle. Il estime fondamental de générer des alliances entre les domaines social, sanitaire et éducatif afin d’apporter une réponse intégrale et coordonnée à ces problématiques.