Cohousing inclusif en Espagne pour les personnes sans domicile

13 septembre 2025

Il y a quelques jours est paru le numéro 50 de la revue Prisma Social, sous le titre « Réduction des inégalités pour un développement humain durable ». Parmi ses articles figure la contribution coécrite par Pedro Cabrera, José A. López-Ruiz et Maider Moreno García, qui présente une étude —alliant techniques qualitatives et quantitatives— sur les logements collaboratifs comme une alternative pour les personnes sans domicile en Espagne.

Nous proposons ici une partie de cette contribution qui, d’un point de vue de genre, analyse —entre autres— les processus de désinstitutionalisation des personnes vulnérables et l’importance du logement dans les processus de rétablissement ; aussi chez des personnes qui ont subi ou souffrent d’addictions à des substances :

« Les personnes en situation de sans-abri font face à de multiples formes de violence, visibles et invisibles, explicites et subtiles. (…) Ces formes symboliques et structurelles de violence coexistent avec des manifestations directes telles que les insultes, les humiliations et les agressions physiques et sexuelles. Dans ce contexte, la sécurité — entendue comme la possibilité de se reposer sans avoir à « dormir d’un œil ouvert » — émerge comme une exigence constante et comme un droit systématiquement nié par la société envers celles et ceux qui manquent de domicile. Pour de nombreuses personnes, la notion de stabilité est étroitement liée à la possibilité d’habiter un espace protégé, loin aussi d’environnements marqués par la consommation problématique de substances ou par la violence physique et symbolique exercée par un partenaire ou un membre de la famille, ce qui renforce l’importance de penser le logement non seulement comme un lieu physique, mais comme un cadre global de soin et de rétablissement» (Moreno García, López-Ruiz et Cabrera, 2025, p.184).

Nous vous invitons à lire le texte dans son intégralité et à découvrir cette alternative résidentielle qui pourrait représenter une solution viable pour environ 9 000 personnes en situation de sans-abri dans notre pays.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.