3 facteurs liés à un risque accru de suicide chez les personnes atteintes de TOC

9 septembre 2026



Une étude réalisée par l’hôpital Bellvitge de L’Hospitalet de Llobregat (Barcelone) et son institut de recherche, en collaboration avec l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle, a identifié trois facteurs cliniques liés à un risque plus élevé de comportements suicidaires chez les personnes atteintes de trouble obsessionnel-compulsif (TOC).

Ces facteurs sont les antécédents familiaux de suicide, un trouble de l’humeur associé et des antécédents de consommation problématique de substances, selon le communiqué de l’hôpital publié ce mardi.

L’étude, publiée dans la revue ‘Psychiatry Research’, a analysé de multiples combinaisons de variables à l’aide de techniques d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique et a démontré que le modèle présentant la meilleure capacité prédictive reposait uniquement sur ces trois facteurs, faciles à obtenir.

L’équipe a analysé une cohorte de 199 personnes atteintes de TOC prises en charge à l’unité TOC de l’hôpital Bellvitge et suivies en moyenne pendant 17,8 ans.

Le modèle ne permet pas de déterminer avec certitude ce qui arrivera chez une personne donnée : sa capacité prédictive est modérée et les résultats ont été obtenus sur une seule cohorte, c’est pourquoi les auteurs présentent ces facteurs comme « éléments d’appui à l’évaluation clinique » et soulignent la nécessité de les valider dans des échantillons plus importants.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.