Une mauvaise alimentation peut aggraver l’infertilité masculine

3 septembre 2026



   Una dieta poco saludable puede agravar los efectos de algunas causas genéticas de infertilidad masculina, selon une étude de l’Université de Melbourne (Australie) réalisée sur des souris, qui pourrait aider à expliquer pourquoi des hommes porteurs de mutations génétiques similaires présentent des degrés variables d’atteinte à la fertilité.

   L’étude a été publiée dans ‘Human Reproduction’ et dirigée par la docteure Jessica Dunleavy et le professeur Moira O’Bryan, chercheurs de l’École des Biociences de l’Université de Melbourne. Le travail a utilisé un modèle de souris présentant des altérations dans un gène appelé M1AP. Les mutations dans ce gène constituent une cause relativement fréquente d’infertilité masculine chez l’homme, bien que tous les hommes ne soient pas touchés de la même manière.

   Les chercheurs ont étudié si les conséquences de l’altération génétique pouvaient s’aggraver lorsque les souris adoptaient un régime occidental peu sain, riche en graisses et en sucres.

   L’équipe a constaté que tant l’altération génétique que le régime occidental diminuaient la fertilité indépendamment. Cependant, lorsque les deux facteurs se combinaient, les résultats reproductifs étaient nettement plus mauvais que lorsque l’un d’eux était présent seul.

   Concrètement, les souris exposées à la fois au facteur génétique et au facteur environnemental ont eu moins de descendants et ont produit des spermatozoïdes de moindre qualité que celles soumises uniquement à l’altération génétique ou au régime.

   Les chercheurs indiquent que cette étude, considérée comme une preuve de concept, apporte des éléments montrant que certains cas d’infertilité masculine pourraient être dus à une combinaison de facteurs génétiques et liés au mode de vie, plutôt que d’agir isolément. Dans certains cas, cette combinaison pourrait amener la fertilité à se situer en deçà du seuil nécessaire pour une conception naturelle.

LES VARIANTS DE M1AP SONT À L’ORIGINE DE L’INFERTILITÉ

   Les variantes de M1AP (ou mutations) figurent parmi les causes génétiques les mieux connues d’infertilité masculine, mais tous les hommes ne présentent pas le même degré d’atteinte.

   Les hommes porteurs de variantes délétères dans ce gène présentent un large éventail de problèmes de fertilité, allant de taux de spermatozoïdes très faibles à l’absence complète de spermatozoïdes. Les raisons de cette variabilité ne sont pas entièrement connues, mais ces nouveaux résultats pourraient apporter des informations pour mieux comprendre cela.

   « Notre étude suggère que des facteurs environnementaux ou liés au mode de vie, tels que l’alimentation, peuvent contribuer à expliquer ces différences dans la gravité de la maladie », a déclaré la docteure Dunleavy.

   « Bien que la génétique puisse établir un niveau de fertilité réduit et une prédisposition à l’infertilité, il est probable que les facteurs liés au mode de vie influent sur la gravité de l’infertilité et, en fin de compte, sur la capacité de procréer. Si cela se confirme, nous pensons qu’améliorer l’alimentation ou les expositions environnementales pourrait améliorer la fertilité », a ajouté l’auteure.

   Les chercheurs estiment qu’une situation similaire pourrait exister avec de nombreux autres gènes impliqués dans l’infertilité masculine.

   Les auteurs soulignent que l’étude a été réalisée sur des souris et qu’il sera nécessaire de nouvelles recherches pour déterminer si des interactions similaires se produisent chez l’homme. Néanmoins, ce travail constitue une base importante pour de futures recherches sur la manière dont les facteurs liés au mode de vie contribuent à l’infertilité et sur la possibilité que certaines interventions puissent améliorer les résultats de la reproduction chez les hommes prédisposés génétiquement à l’infertilité.

   « Nos résultats mettent en évidence l’importance de prendre en compte à la fois les facteurs génétiques et ceux liés au mode de vie lors de l’étude des causes de l’infertilité masculine. En fin de compte, comprendre ces interactions permettra d’avancer vers une approche plus personnalisée des soins de la fertilité à l’avenir », a déclaré le professeur O’Bryan, qui est également doyen des Sciences.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.