Une étude de l’Institut de Recherche Vall d’Hebron (Vhir) a montré qu’une association de deux médicaments dotés de mécanismes d’action complémentaires pourrait améliorer le traitement des cancers à haut risque.
Le travail, publié dans la revue ‘Biomedicine & Pharmacotherapy’, a été mené sur des modèles précliniques générés à partir de tumeurs de patientes, selon un communiqué publié ce vendredi par le Vall d’Hebron.
Cette étude a associé les médicaments niraparib et SYD985, ce dernier combinant à son tour un agent cytotoxique avec un anticorps dirigé contre HER2 (un récepteur impliqué dans la croissance et la survie cellulaires).
L’équipe de recherche a conduit l’étude sur 15 modèles animaux dans lesquels avaient été implantés différents sous-types de tumeurs provenant de patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre, évalue les effets du placebo, du niraparib seul, du traitement anti-HER2 seul et de la combinaison des deux médicaments.
RÉSULTATS
Les résultats ont montré que l’association présentait un effet antitumoral supérieur à celui des traitements pris isolément: on a observé une réponse complète, c’est‑à‑dire la disparition totale de la tumeur, dans 60 % des modèles traités.
Les traitements individuels n’ont atteint cet objectif que dans 7 % ou 27 % des cas, un effet observé dans des tumeurs présentant des caractéristiques moléculaires « diverses », et pas uniquement dans des modèles à forte expression d’HER2 ou présentant les mutations traditionnellement associées à la sensibilité au niraparib.
Les données obtenues ouvrent la voie à la poursuite de l’évaluation de cette stratégie thérapeutique dans de nouveaux modèles expérimentaux en laboratoire, tels que les organoïdes; l’équipe étudiera désormais les mécanismes précis qui expliquent les bénéfices observés lors de la combinaison de ces deux traitements.