Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé ce jeudi que le nombre de cas confirmés d’Ebola s’élève à 6 250 depuis l’apparition du foyer il y a quatre mois, avec plus de 3 000 morts et plus de 1 400 personnes guéries.
Le dernier bulletin de l’Institut national de santé publique (INSP) indique que lors des dernières 24 heures, 64 cas et 25 décès ont été enregistrés, ce qui porte les totaux à 6 250 et 3 039, respectivement, l’Ituri restant l’épicentre, avec 81,7 % de l’ensemble des contaminations.
Ainsi, au cours de la journée écoulée, 30 patients ont reçu leur sortie et ont été guéris, portant le total des guérisons à 1 439. Le taux de létalité s’établit à 48,6 %, et le taux de suivi des contacts des cas s’élève à 89 %, dans un contexte marqué par des inquiétudes croissantes face à la propagation du foyer.
Cette épidémie en RDC est désormais la plus meurtrière de l’histoire du pays, dépassant celle enregistrée entre 2018 et 2020. Les projections suggèrent qu’elle pourrait même dépasser l’épidémie survenue entre 2014 et 2016 en Afrique de l’Ouest, qui a laissé 28 616 cas et 11 325 décès en Guinée, Libéria et Sierra Leone, selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
La RDC — qui, en décembre 2025, avait proclamé la fin d’un autre foyer, dans le Kasai — est considérée comme le pays le plus expérimenté au monde dans la gestion du virus Ebola, ayant affronté plus d’une douzaine d’épidémies depuis l’identification du virus en 1976 lors d’un double foyer dont l’un des épicentres se situait dans la localité de Yambuku, au bord du fleuve Ébola, d’où prend le nom de la maladie.