Le secrétaire d’État à la Santé, Javier Padilla, a annoncé jeudi que le Ministère de la Santé travaille sur le brouillon du projet de loi relatif à la Santé Numérique avant de le soumettre à consultation et à information du public.
Il l’a indiqué lors de son intervention au V Congrès de droit pharmaceutique, tenu au sein du Collège des Avocats de Madrid.
Selon le Ministère, la future loi garantira que l’ensemble des citoyens, qu’ils soient du secteur public ou privé, dispose d’un dossier de santé numérique interoperable et accessible sur l’ensemble du territoire national et dans l’Union européenne, assurant la continuité des soins.
De plus, la norme encadrera l’usage des technologies numériques et émergentes — telles que la biométrie ou les neurotechnologies — dans le domaine sanitaire, ainsi que le traitement éthique et sûr des données cliniques à des fins scientifiques.
Pendant le Congrès, le secrétaire d’État a également indiqué que la procédure du décret relatif au financement et à la fixation des prix des médicaments dans le Système national de Santé dépendra de l’évolution du projet de loi sur les Médicaments et les Produits de Santé au Congrès des Députés.
Dans ce contexte, Padilla a souligné qu’il s’agit de normes destinées à l’ensemble du pays. « Ce sont des règles qui renforcent les capacités des professionnels, tout en plaçant les patients au cœur du dispositif », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il a rappelé que dans le décret relatif à l’Évaluation des Technologies, les patients ont été intégrés dans les organes de gouvernance, ainsi que dans la Commission Interministérielle des Prix des Médicaments.
V CONGRESO DE DERECHO FARMACÉUTICO
Le Collège de l’Avocature de Madrid (ICAM) a inauguré ce jeudi le V Congrès de droit pharmaceutique, une rencontre qui rassemblera pendant deux jours plus d’une trentaine d’experts et de représentants des secteurs juridique, sanitaire, pharmaceutique et biotechnologique afin d’analyser les principaux défis réglementaires auxquels ces secteurs font face en Espagne et dans l’Union européenne.
Le député du Bureau directeur du prestigieux Collège de l’Avocature de Madrid, Javier Mata, a souligné l’« intensité particulière » que connaît actuellement le droit pharmaceutique, qui « coexiste avec des normes nationales et européennes ».
Mata a passé en revue certains des points les plus marquants pour l’industrie pharmaceutique, tels que la Loi européenne sur la Biotechnologie ou le paquet législatif pharmaceutique européen. « La grande question est de faire de l’Europe un endroit attractif pour la recherche tout en veillant à ce que les patients puissent accéder aux médicaments dans des conditions raisonnables », a-t-il déclaré.
Au cours de ces deux journées, le Congrès réunira plus d’une trentaine de représentants et experts des domaines juridique, institutionnel, pharmaceutique, sanitaire et biotechnologique.