Le Centre National de Recherches Cardiovasculaires (CNIC) a intégré une plateforme automatisée capable d’isoler et de développer des cellules pluripotentes modifiées par CRISPR/Cas9, ce qui facilitera l’élaboration de modèles expérimentaux de maladies cardiovasculaires.
Cet outil consiste en un système de clonage, et son acquisition a été rendue possible grâce à une aide accordée par l’Agence Étatique de la Recherche (AEI), rattachée au Ministère de la Science, de l’Innovation et des Universités. Plus précisément, l’enveloppe budgétaire, inscrite dans l’appel 2025 d’aides à l’acquisition d’équipements scientifiques et techniques, comprend un budget finançable de 183 730 euros et une aide FEDER associée de 73 492 euros.
Ainsi, sous la direction de la responsable de l’Unité de Technologie des Cellules Pluripotentes du CNIC, la chercheuse Giovanna Giovinazzo, la plateforme accélérera la génération de lignées cellulaires génétiquement modifiées grâce à la technologie d’édition génétique, notamment le système CRISPR/Cas9. Elle permettra également d’obtenir des clones cellulaires génétiquement homogènes et stables après le processus d’édition, d’améliorer la reproductibilité expérimentale, la traçabilité des résultats et le contrôle qualité des procédures.
SURVEILLER LA CROISSANCE CELLULAIRE EN TEMPS RÉEL
Le nouvel équipement facilitera le travail avec les cellules souches embryonnaires murines et les cellules pluripotentes induites humaines (hiPSC, acronyme anglais), outils fondamentaux pour le développement de modèles expérimentaux de maladies cardiovasculaires, a souligné Giovinazzo, et il intègre un système automatisé capable d’isoler des cellules individuelles, de vérifier leur monoclonalité par la microscopie optique et de fluorescence et de surveiller la croissance des cellules en temps réel.
La plateforme, qui pourra transférer automatiquement les colonies cellulaires sélectionnées sur des plaques de culture pour des analyses ultérieures, soutiendra de nombreux groupes de recherche du CNIC et renforcera ses capacités en biotechnologie et en médecine cardiovasculaire translationnelle.
Dans l’ensemble, l’acquisition de cet outil contribuera à accélérer le développement de modèles cellulaires avancés pour l’étude des maladies cardiovasculaires. L’objectif est d’explorer de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur l’édition génétique et la médecine personnalisée.