Gouvernement approuve le décret actualisant les conditions de travail du résident, gardes limitées à 17 heures

5 novembre 2026



Le Conseil des Ministres a approuvé, ce mardi, le décret royal (RD) qui modifie le cadre régissant la relation de travail particulière de Résidence pour la formation des spécialistes en sciences de la santé, en limitant les gardes à 17 heures et en augmentant les rémunérations.

« La norme rénove le cadre du travail des médecins résidents et renforce les garanties relatives à la durée de la journée, au repos, à la rémunération et à la protection de la santé », a déclaré la ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations et porte‑parole du Gouvernement, Elma Saiz, en référence au texte autorisé sur proposition du ministère de la Santé.

Ainsi, chaque garde aura une durée maximale de 17 heures et, lorsque la journée ordinaire et la garde se succèdent sans un repos minimum de 12 heures entre les deux, elles seront comptabilisées conjointement et ne pourront pas dépasser les 17 heures. À titre d’exemple, si sept heures de travail ordinaire ont été effectuées avant la garde, il sera possible d’effectuer jusqu’à dix heures de garde et, ensuite, il faudra observer au moins 12 heures de repos avant de reprendre la journée ordinaire.

Concrètement, la journée ordinaire ne pourra dépasser en moyenne 35 heures par semaine sur chaque semestre, sauf si un accord, un pacte ou une convention prévoit un autre système de calcul. Ainsi, chaque établissement de santé organisera les emplois du temps des résidents en donnant la priorité aux objectifs pédagogiques et aux compétences du programme de formation, et devra les communiquer au moins deux mois à l’avance.

REPOS OBLIGATOIRES

De plus, le RD garantit un repos minimum de 12 heures consécutives entre les journées et 24 heures de repos hebdomadaire ininterrompu, qui peuvent être cumulées au repos quotidien lorsque cela est pertinent. Les pauses seront obligatoires, effectives, non renonçables et non récupérables et, en cas de situations justifiables, des pauses alternatives pourront être prévues dans une période de référence maximale de 14 jours.

Concernant la garde, en règle générale, les résidents pourront effectuer jusqu’à quatre modules par mois, chacun durant 17 heures et, de manière exceptionnelle, un module supplémentaire pourra être ajouté pour des raisons pédagogiques dûment justifiées, mais l’extension ne pourra pas s’appuyer uniquement sur des besoins ordinaires de couverture des soins ou sur une insuffisance structurelle du personnel.

Les modules peuvent aussi être volontairement portés jusqu’à un maximum de sept par mois, avec le consentement exprès et révocable du résident. Toutefois, la somme de la journée ordinaire et des gardes ne pourra pas dépasser 45 heures par semaine en moyenne sur le trimestre et les établissements devront disposer de systèmes d’enregistrement des horaires accessibles au personnel résident afin de vérifier le respect des plafonds.

RÉMUNÉRATIONS

En ce qui concerne les rémunérations, il est prévu que les travailleurs conserveront le salaire de base correspondant au personnel statutaire selon le diplôme requis et toucheront un complément de formation calculé sur ce salaire, dont le montant augmentera avec chaque année de Résidence. Ainsi, il représentera, au minimum, 18 pour cent la première année, 28 pour cent la deuxième, 38 pour cent la troisième, 48 pour cent la quatrième et 58 pour cent la cinquième, bien que les services de santé puissent fixer des pourcentages supérieurs.

De plus, et en conservant également le complément d’attention continue lié à l’activité de soins en dehors de la journée ordinaire rattachée au parcours formateur et le supplément de Résidence dans les territoires où il est instauré, la norme garantit un complément rétributif durant les situations d’incapacité temporaire (IT), le congé maternité, l’adoption, la garde en vue dans le cadre d’adoption ou l’accueil familial, le risque pendant la grossesse et le risque pendant l’allaitement. Pour le calcul, on prendra comme référence, au moins, les rémunérations perçues durant les six mois précédant le début de la situation protégée.

Un autre aspect renforcé est la prévention des risques professionnels, et les évaluations des risques seront mises à jour au moins tous les deux ans et prêteront une attention particulière aux risques psychosociaux, aux agressions et aux effets des prolongements de l’amplitude des gardes. Par ailleurs, des mesures préventives et le suivi et l’enquête sur les situations susceptibles de causer des dommages à la santé sont prévus, et lorsque les services de prévention estimeront des risques liés aux conditions du poste, ils adapteront ou organiseront la mobilité pour des raisons de santé, avec continuité de la relation de travail, rémunération et reconnaissance des périodes formatives validées.

Le RD, qui entrera en vigueur le lendemain de sa publication au Bulletin officiel de l’État (BOE) et dont la modification relative à la durée du travail sera applicable à partir du 1er septembre 2027 et la mise à jour du régime rétributif, à partir du 1er janvier, établit que, dans un délai de six mois, le Conseil Interterritorial du Système national de Santé (CISNS) analysera des critères homogènes pour établir un plus de résidence, en tenant compte de facteurs tels que le coût de la vie et du logement, l’insularité, la ruralité, la dispersion géographique et la difficulté à pourvoir les postes.

Enfin, il est précisé que dans un délai de deux ans, le Gouvernement, avec la participation des administrations des communautés autonomes et des villes autónomas de Ceuta et Melilla, évaluera l’impact de la réforme sur les conditions de travail et la formation.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.