Le gouvernement prolonge la prestation pour la prise en charge des mineurs atteints d’une maladie grave et inclut l’autisme

5 novembre 2026



Le gouvernement a approuvé ce mardi, à l’initiative de la ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, un décret qui marque l’aboutissement de l’amélioration de l’allocation économique destinée au soin des mineurs touchés par le cancer ou par une autre maladie grave (CUME). Cette mesure porte la durée initiale de l’allocation de soin pour les enfants malades de deux à six mois, prolonge les périodes de prorogation et prévoit l’introduction de nouvelles pathologies telles que le trouble du spectre autistique (TSA) ou le syndrome de neurodéveloppement Poirier-Bienvenu.

Le nouveau règlement CUME, qui est adopté après une procédure de participation au cours de laquelle l’audition publique a recueilli plus de 1 200 contributions, réunit dans un seul corpus normatif l’ensemble des améliorations et développe celles prévues par le décret-loi relatif à l’amélioration de l’action protectrice de la Sécurité sociale et d’autres normes sociales, approuvé par le gouvernement le 19 octobre dernier.

Cette dernière norme prévoyait l’extension de l’âge des personnes éligibles à l’allocation lorsque le bénéficiaire dépasse 26 ans, se trouve en situation de dépendance de degré III ou présente une incapacité égale ou supérieure à 65 %, et la possibilité pour les deux parents de percevoir l’allocation de manière alternative ou simultanée.

Dans ce cas, le montant de l’allocation représente une subvention équivalente à 50 % de la base de calcul utilisée pour l’allocation d’incapacité temporaire due à des contingences professionnelles, sans que cela dépende du pourcentage de réduction d’emploi demandé.

L’allocation pour le soin d’un enfant malade du cancer ou d’une autre maladie grave, qui couvre la Sécurité sociale depuis l’année 2011, s’adresse aux parents, adoptants, accueillants (désormais aussi les conjoints ou partenaires de fait) d’un enfant malade du cancer ou d’une autre maladie grave, et reconnaît l’allocation à la personne qui réduit son temps de travail d’au moins 50 % pour s’occuper de l’enfant malade.

À l’heure actuelle, 19 753 procédures en cours, avec une durée moyenne de 664,2 jours, et la majeure partie des prestations accordées s’adressent aux femmes, selon le ministère.

Parmi les principales caractéristiques du nouveau règlement relatif à l’allocation CUME figurent la révision du régime de durée et de prorogation de l’allocation. Plus précisément, les délais de reconnaissance initiale et de prorogation sont élargis « afin d’adapter la gestion de l’allocation à la réalité clinique des maladies qui, fréquemment, se prolongent dans le temps et nécessitent des traitements longs et complexes ».

Désormais, la reconnaissance initiale sera de six mois et les prorogations successives de huit mois, alors qu’auparavant elles étaient de deux et quatre mois, respectivement.

De plus, le concept de situation protégée est actualisé, prenant en compte les besoins d’assistance pour faire face à des situations qui ne passent pas nécessairement par une hospitalisation classique et prolongée, mais qui exigent un soin direct, continu et permanent.

De même, les cas de coexistence exclusive, de cohabitation partagée et d’alternance dans la perception de l’allocation sont réglementés. Ainsi, lorsque dans une même unité familiale il y a plus d’une personne atteinte d’une maladie grave nécessitant des soins directs, l’allocation peut être reconnue aux deux parents.

Dans les cas de cohabitation partagée, il est permis, par accord entre les deux parents et leurs entreprises respectives, d’alterner la perception de l’allocation par périodes d’une durée minimale de quinze jours.

En cas d’annulation, de séparation, de divorce ou de dissolution du couple de fait, lorsque la garde est partagée, l’allocation sera perçue de manière alternée par chaque parent, cette alternance coïncidant avec le régime de cohabitation établi, quelle que soit sa durée.

En matière d’accréditation médicale et des mécanismes de supervision, celle-ci pourra être effectuée indifféremment par des professionnels de soins primaires ou par des spécialistes du service public de santé responsable de l’assistance.

Sont également ajoutées de nouvelles pathologies à la liste des maladies graves, telles que le trouble du spectre autistique et le syndrome de neurodéveloppement Poirier-Bienvenu. De plus, il est prévu que l’allocation soit compatible avec l’école du mineur et la réalisation des stages et formations, tant que subsiste le besoin de soins directs, continus et permanents.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.