Dépression et anxiété plus fréquentes chez les adultes atteints de diabète de type 1

23 octobre 2026



   Une étude représentative à l’échelle nationale menée auprès d’adultes américains par l’École de Santé Publique Bloomberg de Johns Hopkins (États-Unis) révèle que la prévalence des symptômes dépressifs ou d’un trouble d’anxiété généralisée (TAG) était nettement plus élevée chez les adultes atteints de diabète de type 1 que chez ceux atteints de diabète de type 2 ou sans diabète.

   Parmi les adultes diabétiques de type 1, les femmes, les jeunes adultes et les personnes dont le niveau d’instruction est inférieur au baccalauréat présentaient une probabilité plus élevée d’éprouver des symptômes de dépression et d’anxiété modérés à graves. Les résultats sont publiés dans l’Annals of Internal Medicine.

   Pour mieux comprendre l’ampleur du fardeau que le diabète de type 1 fait peser sur la santé mentale, les chercheurs ont analysé les données de plus de 58 000 adultes américains ayant participé à la National Health Interview Survey en 2019 et 2022, dont 326 adultes atteints de diabète de type 1.

   Les participants ont rempli des questionnaires validés mesurant les symptômes de dépression et d’anxiété. L’étude a révélé que la prévalence des symptômes dépressifs modérés à graves était de 17,1 % chez les adultes atteints de diabète de type 1, en comparaison avec 12,4 % chez ceux atteints de diabète de type 2 et 6,6 % chez ceux sans diabète.

   La prévalence des symptômes d’anxiété modérés à graves était de 16,2 % chez les adultes atteints de diabète de type 1, contre 8,7 % chez ceux atteints de diabète de type 2 et 6,1 % chez ceux sans diabète. Les résultats suggèrent que les adultes atteints de diabète de type 1 font face à une charge importante pour leur santé mentale et qu’une meilleure détection, particulièrement parmi les groupes à risque les plus élevés, pourrait contribuer à une meilleure gestion du diabète et à une meilleure qualité de vie.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.