Protéine ouvre une voie pour traiter les troubles de croissance osseuse selon le sexe

23 octobre 2026


– IBIMA

Un equipo multidisciplinar de investigación ha identificado nuevos mecanismos que ayudan a explicar cómo la proteína PAPP-A2 favorece el crecimiento y la remodelación de los huesos, así como por qué sus efectos pueden ser diferentes según el sexo.

El trabajo, desarrollado en un modelo animal, aporta nuevas evidencias para avanzar hacia tratamientos más personalizados frente a determinados trastornos del crecimiento. La PAPP-A2 es una proteína que actúa como unas ‘tijeras’ biológicas: libera el factor de crecimiento IGF1 de las proteínas que lo mantienen unido y permite que pueda actuar en los tejidos, incluido el hueso.

El estudio ha sido realizado por investigadores del Instituto de Investigación Biomédica de Málaga y Plataforma en Nanomedicina (Ibima Plataforma Bionand) y de la Universidad de Málaga (UMA), con participación del Hospital Regional Universitario de Málaga y la colaboración del Hospital Infantil Universitario Niño Jesús, el Instituto de Investigación Sanitaria Princesa, Ciberobn, Imdea Alimentación y la Universidad Autónoma de Madrid.

La investigación, publicada en la revista Bone & Joint Research, tiene como primera firmante a María del Mar Fernández-Arjona y como último autor a Juan Suárez, profesor de la UMA e investigador de Ibima Plataforma Bionand.

UN TRAITEMENT EXPÉRIMENTAL QUI RÉCUPÈRE LA CROISSANCE

Pour étudier sa fonction, l’équipe a utilisé des souris dépourvues du gène Pappa2 présentant une taille corporelle réduite et des anomalies de croissance osseuse. Dès les premiers jours de vie et pendant un mois, les animaux ont reçu l’un des trois traitements suivants: hormone de croissance (GH), IGF1 ou PAPP-A2, selon le communiqué.

Les trois traitements améliorèrent divers paramètres de croissance, bien que par des réponses différentes. L’administration de PAPP-A2 augmenta le poids et la longueur corporelle et amélioró la relation entre le poids et la longueur du fémur, un indicateur de la structure osseuse. Ces effets dépendirent à la fois du sexe et du contexte biologique associé à l’absence de PAPP-A2.

Suárez a détaillé que « les résultats montrent que PAPP-A2 n’agit pas simplement en stimulant la croissance de manière générale, mais semble restaurer des mécanismes altérés lorsque IGF1 est peu disponible. De plus, nous avons observé que la réponse moléculaire de l’os est différente chez les mâles et les femelles ».

Par ailleurs, ils indiquent que l’un des principaux résultats est la relation entre PAPP-A2 et le système endocannabinoïde, un ensemble de molécules et de récepteurs présents naturellement dans l’organisme qui participe à de nombreuses fonctions, notamment la régulation de la formation et de la résorption de l’os.

Les chercheurs observèrent que l’absence de PAPP-A2 s’associait à une sur-expression des récepteurs cannabinoïdes dans l’os, surtout chez les femelles. Les traitements hormonaux réduisirent cette sur-expression dans le fémur des femelles, tout en augmentant les marqueurs liés à la formation osseuse et en diminuant l’ostéopontine, associée à la résorption osseuse.

Chez les femelles traitées avec IGF1 ou PAPP-A2, on observa également une augmentation de l’activation de STAT3, une protéine impliquée dans la formation du cartilage et de l’os. Dans l’ensemble, les résultats suggèrent que PAPP-A2 peut favoriser la croissance osseuse en accroissant la disponibilité locale d’IGF1, en stimulant la formation du tissu et en limitant sa résorption par des mécanismes qui varient selon le sexe.

VERS DES TRAITEMENTS PLUS PERSONNALISÉS

La déficience en PAPP-A2 est une altération génétique peu fréquente associée à une petite taille de type Dauber-Argente (SSDA). Le SSDA se caractérise par un retard de croissance post-natal progressif, une microcéphalie modérée, des os longs fins et une légère diminution de la densité minérale osseuse.

Les patients présentent des niveaux circulants élevés d’IGF1 total en raison d’une altération de la protéolyse des IGFBP-3 et IGFBP-5, ce qui entraîne une réduction de l’IGF1 libre.

Actuellement, le traitement avec IGF1 recombinante a montré sa capacité à améliorer la croissance chez des patients porteurs de mutations dans ce gène. Les résultats récents placent la PAPP-A2 recombinante comme une possible nouvelle stratégie thérapeutique visant à restaurer de manière plus physiologique la disponibilité de l’IGF1 dans les tissus.

Néanmoins, les auteurs insistent sur le fait qu’il s’agit d’une recherche préclinique réalisée chez des souris et que de nouvelles études seront nécessaires pour évaluer sa sécurité, son efficacité et son éventuelle application chez l’homme. Le travail renforce également l’importance d’intégrer le sexe comme variable biologique dans le développement de futures thérapies pour les troubles de la croissance.

En plus de sa pertinence scientifique, cette avancée présente un important potentiel d’innovation. Pour cette raison, une demande de brevet a été déposée concernant cette nouvelle application thérapeutique afin de favoriser son développement futur et son accès au domaine sanitaire.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.