La ministra de Sanidad, Mónica García, a souligné que le premier cas de variole du singe détecté chez un mineur marocain non accompagné accueilli à Ceuta « témoigne d’une bonne surveillance épidémiologique » qui est assurée dans la ville autonome.
García a subrayé que « pour pouvoir assurer une bonne surveillance épidémiologique » il est nécessaire que tous les migrants soient hébergés dans des installations d’accueil pour diagnostiquer, dépister et traiter ces infections.
Ainsi, elle a expliqué que, une fois que la population migrante se trouve dans des lieux d’accueil, les autorités sanitaires peuvent « effectuer cette surveillance, réaliser ces traitements, ce diagnostic, ce dépistage », ce qui a permis de détecter plusieurs cas de maladies infectieuses dans la ville autonome. « Nous avons détecté cinq cas de variole, nous avons détecté ce Mpox, nous avons également enregistré huit cas de tuberculose », a enumeré la ministre.
La ministre de la Santé a précisé que de nombreux cas de tuberculose détectés « sont des cas antérieurs ou qui avaient été traités lors de cette crise ou qui se trouvaient déjà à Ceuta », ce qui met en évidence l’importance de la coordination sanitaire.
« Nous avons un très bon dépistage, un très bon service avec la ville de Ceuta », a affirmé García, reconnaissant que « les compétences en matière de santé publique relèvent de la ville de Ceuta et nous assurons une très bonne coordination et coopération afin de pouvoir détecter toutes ces infections potentielles ».
Cependant, García a lancé un appel au Parti Populaire et au Gouvernement de Ceuta afin qu’ils « cessent de mettre des obstacles » dans la gestion de la crise migratoire, insistant sur le fait qu’il est « impératif que toutes les personnes migrantes cessent d’être sans domicile, cessent d’être entassées et cessent d’évoluer dans des conditions d’insalubrité pour qu’elles soient placées dans des lieux d’accueil ».
La ministre a souligné que l’accueil dans les centres est fondamental non seulement pour la surveillance épidémiologique et les traitements, mais aussi « pour que nous puissions effectuer toutes ces filiations afin que la loi relative aux étrangers puisse être appliquée ou non », complétant ainsi la réponse globale requise par la situation à Ceuta.
Mónica García a fait ces déclarations à la presse ce samedi lors du démarrage de la campagne « porte à porte » organisée par Más Madrid.
GRÈVE DU PERSONNEL SOIGNANT
Par ailleurs, interrogée sur l’appel à une grève illimitée des professionnels de la santé, García a qualifié de « curieuse » une mobilisation à portée nationale alors que, selon elle, les revendications présentées sont « pleinement et purement autonomistes » et que le texte du Statut-cadre se trouve actuellement en cours de procédure au Congrès des Députés.
Dans ce sens, la ministre a invité les organisations appelantes à transmettre leurs demandes par l’intermédiaire des groupes parlementaires afin de « les débattre avec transparence et honnêteté » à la Chambre basse par le biais d’amendements.
« Nous posons les limites, mais ce sont les communautés autonomes qui constituent la base patronale : ce sont elles qui recrutent, régulent les effectifs et garantissent les renforts », a souligné la ministre, rappelant par ailleurs que six autonomies ont déjà conclu des accords avec les syndicats médicaux selon la même ligne directrice fixée par le Ministère de la Santé pour faire progresser des mesures telles que la réduction des gardes à 24 heures.