Le Syndicat des infirmières, SATSE, a dénoncé le nouveau « fiasco » des conseillères de Santé et d’Éducation qui organisent un autre début d’année scolaire sans tenir compte de la demande générale des familles, des élèves et des enseignants d’avoir au moins une infirmière scolaire dans chaque établissement, et critique la « formule itinérante » consistant pour une infirmière travaillant dans un centre de santé à visiter différents établissements à des moments donnés, « un bricolage » qui ne garantit ni la continuité des soins ni une planification efficace de son travail.
Le syndicat déplore que la demande commune de toute la communauté éducative (familles, élèves, professeurs et autre personnel des établissements scolaires) tombe, année après année, « dans le vide » en raison du « manque d’intérêt » des administrations compétentes (conseillères de Santé et d’Éducation) à investir les ressources nécessaires pour améliorer la santé des enfants et des adolescents dans les écoles et les lycées.
SATSE rappelle que les communautés autonomes consacrent en moyenne plus de 8 milliards d’euros par an à l’Éducation et à la Santé, et qu’il existe donc un budget « plus que suffisant » pour financer le recrutement de ces professionnelles de santé. De plus, ces infirmières feraient partie de l’équipe de soins primaires, intervenant directement de manière permanente dans l’établissement et assurant le lien avec ce niveau de soins. « Ce n’est pas une ressource gaspillable ni externe, mais elle fait partie du système de santé et le renforce », ajoute SATSE.
Le syndicat rappelle que la nécessité de disposer d’une infirmière scolaire est de plus en plus incontestable, à la lumière des études, rapports et enquêtes successifs qui alertent sur l’augmentation de divers problèmes de santé chez les enfants et les jeunes, avec une inquiétude particulière pour leur santé mentale.
D’autre part, il dénonce que le Ministère de l’Éducation ait exclu les infirmières scolaires de son nouveau guide visant à prévenir et à combattre le harcèlement dans les écoles et les lycées, et que l’importance de ces professionnelles de santé ne soit pas prise en compte dans l’élaboration et le développement du réseau des « Écoles Promotrices de la Santé », une initiative qui vise à créer des environnements scolaires sains dans toutes les communautés autonomes.