La Centrale Syndicale Indépendante des Fonctionnaires (CSIF) a exigé du ministère de la Santé qu’il convoque « immédiatement » la Commission de Suivi de l’accord relatif au nouveau Statut-Cadre afin de négocier le nouveau système de rémunération lié à la nouvelle classification professionnelle telle qu’elle est prévue dans le projet de loi adopté par le Conseil des ministres.
Le syndicat a expliqué dans un communiqué que la reconnaissance professionnelle doit s’accompagner d’une reconnaissance salariale et a précisé que les négociations doivent commencer « le plus tôt possible » afin que les prochains Budgets Généraux de l’État (PGE) prévoient les améliorations économiques convenues.
CSIF a précisé qu’il adressera au ministère de la Santé une proposition concernant les montants que chaque groupe professionnel doit figurer sur leur fiche de paie en tant que rémunérations de base et triennalité. Avec cela, il cherche à mettre fin à la « perte historique » que certains collectifs subissent depuis plus de 17 ans en raison du non-respect du Texte Refondu du Statut Général de l’Employé Public (TREBEP) et des déséquilibres générés par le nouveau cadre européen des qualifications et le processus de Bologna.
Selon ses précisions, cette situation touche particulièrement les techniciens moyens et supérieurs, les infirmier(e)s, la physiothérapie, le travail social et d’autres diplômes universitaires du Système National de Santé (SNS), pour lesquels il a souligné que la formation, les fonctions, la qualification et la responsabilité doivent faire l’objet d’une reconnaissance professionnelle et salariale.
RECONNAÎTRE L’EXPERTISE SPÉCIALISÉE ET LA RESPONSABILITÉ
À son avis, le nouveau système rétribué doit permettre de reconnaître adéquatement la spécialisation requise et la responsabilité associée aux compétences professionnelles, y compris les médecins spécialistes, les infirmières spécialistes et, en général, l’ensemble des professionnels liés à la formation sanitaire spécialisée (FSE).
De plus, il a demandé que les compétences et les tâches développées par les différents groupes de Gestion et Services soient reconnues sur les plans professionnel et économique, ce qui inclut notamment les agents de service hospitalier (ASH), les administratifs et adjoints administratifs, les aides de cuisine et le personnel d’entretien, entre autres.
« Nous ne pouvons plus tolérer que des collectifs tels que les agents de service hospitalier continuent à percevoir le salaire fixé pour un Groupe E du TREBEP, qui n’existe plus, et en dessous du salaire minimum interprofessionnel, bien qu’il existe d’autres exemples dans ces collectifs, tels que les auxiliaires administratifs, etc. » a indiqué CSIF.
À cet égard, le syndicat juge nécessaire de réviser les situations où les valeurs rétributives ne reflètent pas correctement les compétences et les fonctions que les professionnels exercent, tant chez le personnel sanitaire que parmi les différents groupes de Gestion et Services.
DEMANDES LORS DE L’EXAMEN PARLEMENTAIRE
CSIF a informé qu’il tiendra des réunions avec les groupes parlementaires afin de continuer à améliorer le texte du Statut-Cadre au cours de son examen parlementaire.
En particulier, il concentrera ses demandes sur l’inclusion du Groupe 9 dans la nouvelle classification professionnelle, afin de reconnaître l’exigence de spécialisation pour les médecins. L’organisation syndicale a présenté cette proposition lors de la Table de Santé, mais n’a pas obtenu le soutien nécessaire d’aucune autre organisation ni de l’Administration, selon ses commentaires.
De plus, il présentera aux groupes parlementaires du Congrès l’ensemble des allégations qu’il a formulées lors de la phase de consultation et d’audience publique pour leur éventuelle insertion sous forme d’amendements.