La société Minsait assure avoir mené à bien ses projets dans le cadre du Plan d’Attention Numérique Personnalisée (PADP), stratégie du Système national de santé (SNS) financée par des fonds européens visant à adapter, grâce à la technologie, les soins de santé publics aux besoins et à l’état de santé des patients.
Selon l’entité d’Indra, le Ministère de la Santé a certifié qu’elle a démontré, dans le délai prévu, la viabilité et l’efficacité de ses pilotes basés sur des cas d’utilisation réels, tels que le suivi par télémonitoring de patients diabétiques chroniques ou présentant des problèmes cardiaques.
Après avoir indiqué qu’elle va assister cette semaine au XIIIe Congrès International de Santé Numérique, qui se tiendra à Saint-Sébastien (Gipuzkoa), Minsait a souligné qu’elle intègre des bénéfices pour les utilisateurs des services publics et leurs professionnels via sa plateforme technologique « Onesait Healthcare ». En effet, elle a précisé qu’elle participe avec elle à la mise en œuvre du PADP dans neuf communautés autonomes.
Ainsi, elle personalise les soins de santé, permet un suivi proactif des traitements et des maladies à distance et favorise la participation des patients et de leurs proches dans le maintien de leur santé. De plus, elle fournit des outils pour le suivi des programmes d’assistance par le biais de tableaux de bord, d’alertes et de mécanismes de surveillance qui facilitent la prise de décision par les professionnels de santé.
De plus, elle a précisé que la plateforme s’est concentrée sur les Asturies, les Canaries, l’Extremadura et la Galice dans un projet de suivi des patientes atteintes de multiples maladies chroniques, tandis que dans les Baléares, Castille-et-León et Madrid, les pilotes développés ont apporté un soutien technologique au suivi des personnes souffrant d’insuffisance cardiaque chronique.
Dans ce cadre, Minsait a précisé que, dans la région madrilène, le PADP s’étend aux personnes diabétiques, et a également indiqué que la stratégie a fait appel à « Onesait Healthcare » pour télémonitorer des patients pluripatologiques, atteints de troubles neurodégénératifs et de survivants d’un cancer pédiatrique. Enfin, en Castille-La Mancha, elle a centralisé le système d’information sur les allergies et les alertes.
Par ailleurs, elle a précisé que dans les projets développés pour Madrid, Asturies, Canaries et Castille et León, le modèle garantit traçabilité, disponibilité et attribution correcte des dispositifs médicaux, facilitant leur gestion tout au long du processus de télémonitoring du patient.
INTÉGRER DE FAÇON TRANSVERSALE L’IA
Les certifications accordées par le Ministère de la Santé attestent que ces pilotes posent les bases pour étendre le modèle à d’autres pathologies, a-t-elle ajouté, tout en précisant que « c’est en effet l’un des prochains pas ». Elle plaide également pour impliquer un plus grand nombre de patients et de dispositifs, renforcer les capacités de suivi et d’évaluation continue au moyen d’indicateurs et d’outils de surveillance, et intégrer de manière transversale l’intelligence artificielle (IA) afin de maximiser la valeur des données et d’appuyer la prise de décisions cliniques.
D’autre part, elle se réfère à son projet dans la « Red Únicas », initiative spécifique du PADP visant à améliorer l’attention des patients pédiatriques atteints de maladies rares ou minoritaires via la technologie, qui, selon elle, progresse selon les prévisions. Ainsi, elle a achevé le développement de sa plateforme en réseau, qui connectera 50 hôpitaux publics répartis dans l’ensemble des communautés autonomes.
L’initiative du Ministère de la Santé et de la Fondation IDIS entame une nouvelle phase centrée sur le pilotage en production « à Madrid, en Catalogne, en Aragon et au Pays Basque », a-t-elle expliqué, ajoutant que la certification des hôpitaux des autres autonomies progressera pour leur incorporation progressive au modèle.
Enfin, et une fois cette phase terminée, les professionnels de santé pourront partager des informations cliniques avec une vision globale des patients pédiatriques concernés, a-t-elle indiqué que l’étape suivante consistera à incorporer davantage d’hôpitaux, de pathologies et de groupes d’âge à la « Red Únicas ».