AstraZeneca présente des données sur le tozorakimab montrant une réduction significative des exacerbations de la BPCO

9 septembre 2026



La société pharmaceutique AstraZeneca a présenté de nouvelles données concernant le médicament tozorakimab, montrant une efficacité statistiquement significative et d’importance clinique dans la réduction des exacerbations modérées et graves chez une large population de patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) qui continuent à connaître des exacerbations malgré le traitement inhalé standard.

Les résultats, issus des essais de phase 3 ‘OBERON’ et ‘TITANIA’, ont été publiés dans la revue spécialisée ‘The New England Journal of Medicine’ et détaillés au cours du Congrès de la Société Européenne de Pneumologie et de Médecine Respiratoire (ERS), qui se tient à Barcelone.

Selon AstraZeneca, le médicament étudié est un anticorps monoclonal innovant ciblant l’interleukine-33 (IL-33), qui inhibe la signalisation de ses formes réduite et oxydée, et qui a le potentiel de réduire l’inflammation et d’altérer le cycle de dysfonctionnement du mucus qui contribuent à l’aggravation de la BPCO.

Les données « innovantes » du médicament « établissent un nouveau standard potentiel dans les résultats du traitement de la BPCO pour une large population de patients », a expliqué la vice-présidente exécutive R&D du laboratoire BioPharmaceuticals, Sharon Barr, qui a ajouté que l’on a cliniquement validé « une approche nouvelle ciblant la signalisation des deux formes d’IL-33 afin de réduire l’inflammation et d’interrompre le cycle de dysfonctionnement du mucus ».

À cet égard, elle a exprimé l’espoir de « pouvoir mettre ce traitement à la disposition des patients le plus tôt possible », justifiant cela par une Revue prioritaire de la FDA (Food and Drug Administration), qui a été accordée comme traitement d’entretien ajouté à sa thérapie inhalée d’entretien antérieure chez les adultes. Ainsi, une décision est attendue à ce sujet au cours du premier trimestre de 2027.

Plus précisément, l’étude a été menée chez des fumeurs et anciens fumeurs, ainsi que chez des patients présentant n’importe quel compte éosinophilique sanguin (BEC) et à tous les niveaux de gravité de la fonction pulmonaire, l’administration de tozorakimab toutes les quatre semaines, ce qui a démontré une réduction des exacerbations modérées et graves de 29 % dans ‘OBERON’ et de 34 % dans ‘TITANIA’ dans la population principale d’anciens fumeurs. Pour leur part, elle a été de 30 % dans ‘OBERON’ et de 29 % dans ‘TITANIA’ chez les fumeurs et anciens fumeurs, par rapport au placebo, tandis qu’ils recevaient le traitement inhalé standard.

DANS TOUS LES SOUS-GROUPES

Dans une analyse combinée des deux essais, le biologique a également démontré des réductions cliniquement pertinentes des exacerbations modérées et graves dans tous les sous-groupes, y compris les patients définis par le BEC, dans la population globale. De plus, ceux traités avec le médicament et présentant un BEC de base inférieur à 150 ont enregistré une réduction de 23 % des exacerbations modérées et graves; ceux dont le BEC est égal ou supérieur à 150 ont obtenu une diminution de 34 %; et ceux ayant un BEC égal ou supérieur à 300 ont obtenu une réduction de 43 %.

Les études « ont démontré l’efficacité du biologique dans une vaste population de patients atteints de BPCO, couvrant tout l’éventail du BEC, y compris les patients avec un BEC de base inférieur à 150, et indépendamment du tabagisme », a résumé le professeur de médecine pulmonaire et soins intensifs de l’Université de Pittsburgh (États-Unis) et investigateur principal du programme « LUNA », le docteur Frank Sciurba.

À son avis, « ces résultats, conjugués à leur profil de sécurité tolérable, mettent en évidence le potentiel du médicament comme traitement pour les patients vivant avec la BPCO et qui restent exposés au risque malgré le traitement inhalé standard ».

Par ailleurs, AstraZeneca a également présenté au Congrès de l’ERS une analyse intégrée d’« OBERON » et « TITANIA » qui révèle une réduction du score des bouchons muqueux, ce qui fait de tozorakimab le premier biologique à réaliser une telle réduction dans une vaste population de patients atteints de BPCO.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.