Ni trop de testostérone ni trop peu : le niveau qui pourrait réduire le risque de fibrillation auriculaire

7 septembre 2026



Les niveaux de testostérone pourraient être liés à la santé cardiaque de manière plus complexe que ce que l’on pensait. Une nouvelle revue scientifique examine ce qui se produit lorsque cette hormone masculine se situe en dehors de certains seuils et propose d’importantes implications pour les hommes qui suivent un traitement hormonal.

Les hommes présentant des taux trop bas ou trop élevés de testostérone pourraient présenter un risque accru de fibrillation auriculaire, ce qui souligne la nécessité d’un traitement personnalisé à base de testostérone, selon une revue des preuves existantes concernant la testostérone et la santé cardiaque menée par des experts de l’Université du Kansas (États‑Unis). La revue est publiée dans le Journal of the Endocrine Society.

Le co-auteur Rajat S. Barua, du Centre médical des affaires de vétérans de Kansas City, Missouri, déclare : « La thérapie de remplacement de la testostérone est largement prescrite chez les hommes d’âge moyen et plus, et la fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque qui augmente le risque d’AVC et nécessite souvent une anticoagulation à vie ».

« Notre article a passé en revue les preuves existantes sur la sécurité ou non de la thérapie à la testostérone par rapport à la fibrillation auriculaire et à la plage de niveaux de testostérone associés au moindre risque », explique-t-il.

Tanto los niveles demasiado bajos como los demasiado altos de testosterona parecen aumentar el riesgo de fibrilación auricular, a través de mecanismos biológicos distintos, lo que significa que la dosis y el nivel objetivo son importantes. La revisión argumenta que el tratamiento debe ser individualizado y monitorizado.

EL RIESGO PARECE SEGUIR UN PATRÓN EN FORMA DE U

Les chercheurs ont conclu, à partir des preuves disponibles et contradictoires, que la relation entre la testostérone et la fibrillation auriculaire (FA) semble suivre un schéma en U : tant les hommes avec des niveaux bas que ceux avec des niveaux élevés de testostérone présentent un risque accru de fibrillation auriculaire, tandis que le risque semble plus faible dans la tranche normale médiane.

Barua explique que ce motif se fonde sur deux sources : des études de population à grande échelle et, depuis 2025, des travaux en laboratoire qui démontrent que des niveaux faibles et élevés de testostérone modifient les cellules cardiaques par deux mécanismes différents.

LOS INVESTIGADORES DEFIENDEN UN TRATAMIENTO PERSONALIZADO

Pour les hommes qui nécessitent une thérapie de remplacement de la testostérone, les auteurs affirment que l’objectif des médecins devrait être de ramener la testostérone dans la plage moyenne de la normalité, soit environ 350-550 ng/dL de testostérone totale, plutôt que de l’augmenter au niveau le plus élevé, en utilisant des formulations à libération prolongée et un suivi structuré.

La plage thérapeutique de testostérone totale de 350-550 ng/dL est dérivée de données observationnelles et n’a pas encore été testée prospectivement.

Les auteurs approfondissent les façons de personnaliser le traitement et de surveiller les symptômes chez les hommes nécessitant une thérapie à la testostérone. Ainsi, ils recommandent l’utilisation de la testostérone libre calculée lorsque laSHBG (globuline fixant les hormones sexuelles) est anormale.

Chez les hommes présentant un risque cardiovasculaire ou arythmique élevé, il convient de privilégier les formulations pharmacocinétiques stables plutôt que celles à action courte. De plus, il est recommandé de maintenir un hématocrite normal, qui constitue la principale limitation de sécurité conditionnant la dose.

Ils recommandent également de stratifier le risque avant de démarrer le traitement et de traiter l’obésité, l’apnée du sommeil, l’hypertension et la consommation d’alcool. Par ailleurs, ils suggèrent de surveiller le rythme cardiaque, l’hématocrite, la tension artérielle et la fonction rénale et hépatique.

Les auteurs soulignent que cette revue est une narration qui résume la littérature existante plutôt que une méta-analyse, et que ses conclusions restent interprétatives.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.