Le chef du Service de Chirurgie générale et de l’appareil digestif de l’Hôpital Universitaire du Sud-Est d’Arganda et chirurgien à l’hôpital Ruber Juan Bravo, Alfredo Alonso, a souligné que le laser à diode a transformé la chirurgie des fistules anales, en permettant des interventions moins invasives et favorisant une récupération plus rapide.
Ainsi, Alonso a indiqué que la technique FiLaC (Fistula-tract Laser Closure) représente une avancée importante dans le domaine de la chirurgie mini-invasive. « Chaque fois, nous cherchons des traitements qui soient efficaces, mais aussi moins agressifs pour le patient. Dans certains cas, le laser nous permet de traiter ces pathologies de l’intérieur, en préservant au maximum les tissus sains et en favorisant une récupération plus rapide », a-t-il déclaré.
Selon l’expert, la fistule anale est une communication anormale entre l’intérieur du canal anal et la peau qui survient généralement à la suite d’un abcès antérieur. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une maladie grave, elle peut devenir un problème très invalidant en raison de la douleur, de l’inflammation, d’une suppuration continue et d’infections répétées qu’elle provoque.
Pendant de nombreuses années, le traitement consistait à réaliser des interventions qui, selon le type de fistule, pouvaient impliquer l’ouverture complète du trajet fistuleux. Cependant, l’apparition de nouvelles techniques a permis d’offrir des alternatives moins agressives pour certains patients.
La technique FiLaC consiste à introduire une fine fibre de laser à l’intérieur de la fistule. L’énergie émise détruit le tissu du trajet depuis l’intérieur et favorise sa fermeture progressive sans qu’il soit nécessaire de réaliser de grosses incisions. « L’un des aspects les plus importants de cette technique est qu’elle vise à préserver le sphincter anal autant que possible. Maintenir la continence est une priorité absolue dans ce type de chirurgie et le laser peut nous aider à atteindre cet objectif dans les cas adéquatement sélectionnés », a indiqué Alonso.
ELLE NE REMPLACE PAS LA CHIRURGIE CONVENTIONNELLE DANS TOUS LES CAS
À malgré les avantages offerts par le laser, le docteur Alonso Poza insiste sur le fait que cette technique ne remplace pas la chirurgie conventionnelle dans tous les cas. « Toutes les fistules ne sont pas identiques. Avant d’indiquer un quelconque traitement, il est indispensable d’évaluer l’anatomie de la lésion, les antécédents du patient, les chirurgies antérieures et d’autres facteurs qui conditionnent le résultat », explique-t-il.
À ce titre, il rappelle que l’introduction de nouvelles technologies doit toujours s’accompagner d’une indication clinique correcte. « L’objectif n’est pas d’utiliser le laser pour le simple fait qu’il s’agit d’une technique nouvelle, mais parce qu’elle offre des avantages réels pour certains patients. La chirurgie mini-invasive doit toujours poursuivre le même but : résoudre la maladie avec la sécurité maximale, réduire les complications et faciliter une récupération plus rapide lorsque les preuves scientifiques le permettent », conclut le docteur.