Préparation d’anticorps du lait maternel freine plusieurs virus respiratoires en laboratoire

20 octobre 2026



   Des chercheurs de l’Université McMaster au Canada ont démontré qu’une préparation d’immunoglobuline A sécrétoire polyclonale, purifiée à partir du lait maternel de donneurs multiples, parvient à neutraliser le virus respiratoire syncytial (VRS), l’adénovirus humain de type 5 et les virus de la grippe A H1N1 et H3N2 dans des essais en laboratoire.

    Tel que rapporté dans Science Advances, dans des modèles murins d’infection par la grippe A/H1N1, deux doses intranasales de LCTG-001, administrées deux heures avant et 24 heures après l’infection, ont réduit la gravité de la maladie et les lésions pulmonaires tant chez les souris immunocompétentes que chez celles présentant une déficience en anticorps.

    Chez les souris immunocompétentes, les charges virales pulmonaires étaient plus faibles au début de l’infection, mais se rapprochaient par la suite de celles des témoins, malgré un moindre dommage pulmonaire et une meilleure intégrité de la barrière pulmonaire. Ces résultats soutiennent la nécessité de poursuivre l’exploration de l’immunisation passive des muqueuses chez les personnes immunodéficientes, bien que son efficacité chez l’humain reste à démontrer.

    Les chercheurs suggèrent que LCTG-001 pourrait aussi constituer une option pour la prévention de la grippe saisonnière et pour la réponse lors de pandémies. Les chercheurs ont produit le produit d’IgA purifiée à partir du lait maternel recueilli auprès de 120 donneurs via des banques de lait à Indianapolis et à Pittsburgh. LCTG-001 s’est également lié à des protéines et à des particules semblables à des virus de la grippe aviaire H5N1 du clade 2.3.4.4b, mais a montré une faible activité neutralisante contre la souche H5N1 étudiée; la protection contre H5N1 chez l’animal n’a pas été évaluée.

    Dans des essais en laboratoire, LCTG-001 a inhibé l’activité de la neuraminidase de la grippe et a stimulé les neutrophiles humains en formant des complexes avec des antigènes de la grippe; la contribution de ces activités à la protection chez la souris n’a pas encore été déterminée.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.