L’UNAD demande que la santé publique et la protection des personnes soient au cœur de la réforme de la loi sur les jeux d’argent

21 octobre 2026



Le Réseau d’Accompagnement des Addictions (UNAD) a défendu auprès de la Direction générale de la Réglementation du Jeu (DGOJ) que le projet de loi préliminaire qui modifiera la Loi 13/2011 relative à la régulation du jeu place la santé publique et la protection des personnes au cœur, en accordant une attention particulière à l’enfance, l’adolescence, la jeunesse et les publics les plus vulnérables.

Selon l’UNAD, la réunion qu’elle a tenue avec la Direction générale de la Réglementation du Jeu vient prolonger sa participation à la consultation publique préalable ouverte en mai 2026 afin d’examiner la modification de la réglementation.

Dans ce processus, le réseau souligne avoir transmis ses contributions afin de renforcer la protection des citoyennes et des citoyens contre les risques liés au jeu, notamment dans un environnement numérique caractérisé par une disponibilité permanente des plateformes, une facilité d’accès et le développement de nouvelles stratégies commerciales destinées à attirer et fidéliser les utilisateurs.

L’une des principales revendications de l’UNAD est de renforcer le cadre légal des restrictions à la publicité et aux stratégies commerciales des entreprises de jeux. Parmi ces pratiques, l’organisation souligne les bonus, les incitations commerciales, les communications individualisées et la participation des « influenceurs ».

Le Réseau estime que la réforme doit établir des limites claires à ces pratiques, en particulier dans les environnements numériques, afin de réduire l’exposition de la population aux stimulations liées au jeu. Par ailleurs, il soutient que les mesures de protection ne doivent pas se limiter à la publicité, mais s’attaquer aussi à d’autres risques de l’environnement numérique, tels que le jeu illégal, la fraude ou l’usurpation d’identité.

L’UNAD demande également que la perspective de genre soit intégrée de manière transversale à la réforme de la Loi sur le Jeu. L’expérience des entités du Réseau montre des différences dans les modèles et les modalités de jeu, ainsi que dans les circonstances dans lesquelles les hommes et les femmes accèdent aux ressources d’aide.

Dans le cas des femmes, la stigmatisation associée au jeu et aux addictions peut retarder la recherche d’aide, ce qui rend nécessaire l’établissement de mesures de prévention et de mécanismes de protection spécifiques qui tiennent compte de leurs besoins et évitent que la réglementation n’ignore ces inégalités.

Une autre proposition de l’UNAD consiste à élargir la représentation des entités sociales spécialisées au Conseil Consultatif du Jeu Responsable. Le Réseau soutient que l’expérience des entités qui travaillent directement avec les personnes confrontées à des problèmes liés au jeu et à leurs familles devrait peser davantage dans la conception et l’évaluation des futures politiques publiques, contribuant à renforcer la prévention, le dépistage précoce et la protection des personnes en situation de plus grande vulnérabilité.

Ces revendications s’ajoutent aux propositions que l’organisation a envoyées aux différents partis politiques en vue des prochaines élections du 29 novembre. L’organisation réclame que la prévention et l’accompagnement des addictions fassent partie de leurs programmes électoraux, avec des mesures concrètes répondant aux besoins identifiés par les entités spécialisées.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.