Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé ce vendredi que la fausse information dans le domaine de la santé « peut entraver la confiance dans les vaccins ».
La désinformation sanitaire peut « détourner les gens de la nécessité de se soigner, générer de la stigmatisation et de la discrimination, et éroder la confiance dans les institutions qui protègent et promeuvent la santé », a-t-il indiqué lors de son intervention — via un message vidéo — au XXIe Congrès national des informateurs de la Santé.
Cette conférence, organisée à Madrid par l’Association Nationale des Informateurs de la Santé (ANIS) sous le slogan « L’intégrité de l’information sanitaire, la grande bataille », a été saisie par Ghebreyesus pour affirmer que « la confiance est l’une des conditions les plus précieuses de la santé ».
« À un moment où l’information voyage plus vite que n’importe quel virus, l’intégrité de l’information sanitaire est devenue l’un des défis publics de notre époque », a-t-il poursuivi, ajoutant que « aujourd’hui, les gens disposent de plus d’informations sur la santé que jamais auparavant ». Toutefois, « ils ont aussi accès à la désinformation en santé », a-t-il déclaré.
NÉCESSITÉ D’UN JOURNALISME INDÉPENDANT ET PROFESSIONNEL
À cet égard, il a pointé « un volume inapproprié de désinformation », avec des « contenus manipulés », appelant à un « journalisme de la santé fort, indépendant et professionnel ». « Chaque jour, les journalistes de la santé traduisent les sciences complexes en informations claires et pertinentes », et « aident les personnes à distinguer les preuves des opinions, les faits des rumeurs et les experts des spéculations », a-t-il salué.
Avec cela, il a assuré que le contexte approprié est donné à la population pour « prendre des décisions éclairées ». « Le journalisme rigoureux demeure l’une des défenses les plus fortes de la société », a-t-il insisté, face au moment actuel où « la fausse information peut circuler dans le monde en quelques secondes », pour conclure en affirmant que « la mission journalistique est une mission de santé publique ».