FACME propose un cadre commun pour faire progresser la spécialisation et le développement professionnel des médecins spécialistes

4 novembre 2026



La Federación de Asociaciones Científico Médicas Españolas (FACME) a élaboré un cadre commun et transversal à l’ensemble des spécialités médicales afin de favoriser la spécialisation avancée et le développement professionnel des médecins spécialistes.

La proposition définit quatre itinéraires de formation différenciés à partir de l’obtention de la spécialité, dans le but d’établir un modèle homogène fondé sur des critères scientifique et technique qui facilitent la reconnaissance officielle en Espagne des compétences avancées des médecins spécialistes.

Selon FACME, la complexité croissante des maladies, les avancées technologiques et l’exigence d’une efficacité et d’une sécurité maximales pour les patients ont rendu nécessaire l’existence de certains domaines de spécialisation avancée qui se développent après la formation MIR et l’obtention du titre de spécialiste.

Bien que l’Espagne dispose déjà d’un cadre normatif incluant la Ley 44/2003 (LOPS) et les Décrets Royaux 639/2015 et 589/2022, la fédération souligne que le manque de mise en œuvre pratique génère des problèmes organisationnels dans le Système National de Santé (SNS) en compliquant l’offre de postes avec des profils de spécialisation avancée.

« Cette situation se répercute tant sur les garanties des soins pour les patients que sur le développement professionnel des médecins spécialistes », ajoute FACME.

Le document de consensus propose un cadre pour la spécialisation avancée et vise à faciliter aux Administrations Publiques sa reconnaissance et sa mise en œuvre dans le SNS. À son élaboration ont participé les 46 sociétés scientifiques représentant les spécialités médicales légalement reconnues en Espagne, et l’on a aussi compté sur des experts des CCAA et la collaboration du Ministère de la Santé.

QUATRE ITINÉRAIRES DIFFÉRENCIÉS

La proposition articulée par la fédération prévoit quatre voies complémentaires qui répondent à différents scénarios de mise à jour et de spécialisation.

La première est la recertification périodique de la spécialité, conçue pour vérifier et offrir une garantie publique selon laquelle tous les médecins spécialistes en exercice maintiennent et actualisent leurs compétences professionnelles au fil du temps, avec un cycle proposé de six ans.

La deuxième voie concerne des cours spécifiques et des séjours de formation courts: destinés à reconnaître et certifier des apprentissages ou techniques concrets comme des mérites professionnels, sans constituer à eux seuls un nouveau diplôme officiel. Le cas d’exemple utilisé dans le document pour illustrer cette voie est la formation en chirurgie robotique par les chirurgiens généraux.

La troisième voie est les Diplômes d’Accréditation Avancée (DAA). FACME précise qu’ils répondent au besoin d’organiser et de reconnaître des situations cliniques existantes dans lesquelles certains professionnels exercent des fonctions de qualification supérieure dans des domaines fonctionnels spécifiques.

Cette voie est proposée lorsque les fonctions de plus haute qualification représentent plus de 50 pour cent de l’activité de l’unité de soins. Le cas utilisé par le document pour illustrer cette voie est le diplôme en soins palliatifs.

Enfin, FACME propose des Areas de Formation Spécifique (ACE) : programmes de formation avancés destinés à répondre aux progrès scientifiques et techniques nécessitant l’acquisition de connaissances, compétences et habiletés de haute spécialisation. Leur création est envisagée lorsque les tâches de plus haute qualification dépassent 80 pour cent de l’activité habituelle. L’exemple cité dans le document pour illustrer cette voie est la spécialisation en hémodynamique et cardiologie interventionnelle.

Pour les ACE, la proposition détaille des stages de formation d’une à deux années (avec au moins 70 pour cent du temps consacré à la formation spécifique), planifiés entre l’Administration centrale et les Communautés autonomes selon les besoins de soins.

On inclut aussi une voie extraordinaire ou transitoire d’accès pour les professionnels qui, au moment de l’instauration de l’ACE, justifient d’une expérience suffisante dans le domaine fonctionnel concerné.

TRAVAIL EN COLLABORATION AVEC LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Le document est le fruit de mois de travail entre le Ministère de la Santé et FACME, entamés lors d’une réunion au début de 2026 réunissant plus de 40 experts des sociétés médico-scientifiques et des représentants ministériels, parmi lesquels la ministre Mónica García et le directeur général de l’Ordonnancement Professionnel, Miguel Ángel Máñez, ainsi que des experts désignés par les CCAA.

Le texte final intègre les contributions ultérieures de toutes les sociétés intégrées à la Fédération. Cette initiative s’aligne avec la consultation publique préalable ouverte par le Ministère le 17 juillet afin de modifier la réglementation des DAA et des ACE par décret, démarche à laquelle FACME a soumis ses contributions techniques le 31 juillet dernier.

La Fédération espère que la définition claire de ces quatre itinéraires permettra de combiner les besoins de formation médicale continue et avancée avec une meilleure organisation du système de santé, en garantissant toujours la plus haute qualité et sécurité dans les soins apportés aux patients.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.