Contrairement aux humains, les grands singes ne perdent pas de masse cérébrale avec l’âge

9 octobre 2026



   Contrairement aux humains, les grands singes ne perdent pas de masse cérébrale avec l’âge, selon une étude de l’Université George Washington (États‑Unis) publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

   À mesure que les humains vieillissent, le cerveau subit des changements structurels et diminue progressivement en taille. En effet, certaines maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, se caractérisent par une perte marquée de masse cérébrale.

    Ces variations de la masse cérébrale pourraient influencer la vulnérabilité particulière des humains face aux maladies neurodégénératives liées à l’âge.

   Pour déterminer si les variations du poids cérébral liées à l’âge sont propres aux humains ou si elles se généralisent à d’autres primates, les chercheurs ont rassemblé des mesures du poids cérébral à partir de registres de nécropsies dans des zoos et des institutions de recherche, ainsi que du répertoire du Projet de Neurosciences des Grands Singes et de la Réserve Nationale du Cerveau du Chimpanzé.

    L’ensemble des données comprenait le poids cérébral, le sexe et l’âge de 457 chimpanzés (Pan troglodytes), 16 bonobos (Pan paniscus), 77 gorilles (Gorilla gorilla) et 51 orangs-outans (Pongo pygmaeus et Pongo abelii), âgés de 4 à 70 ans. Les auteurs ont effectué des analyses statistiques sur les données des singes mâles et femelles de toutes les espèces et n’ont pas trouvé de relation entre l’âge et le poids cérébral.

   Les résultats suggèrent que la diminution du poids cérébral est propre aux humains et qu’elle serait probablement liée à des changements évolutifs récents dans leur histoire de vie. Selon les auteurs, les résultats sont conformes à l’hypothèse selon laquelle certains signes du vieillissement cérébral, tels que la diminution de la taille du cerveau, seraient associés à la longue espérance de vie humaine.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.