CESM reproche au Défenseur du Peuple la clôture de sa plainte sur la santé à Ceuta sans réponse

15 octobre 2026



Le Défenseur du Peuple a informé la Confédération espagnole des syndicats médicaux (CESM) de la clôture de sa plainte concernant la situation sanitaire de Ceuta, ce que cette dernière lui a reproché en n’ayant pas apporté de réponse aux problèmes dénoncés.

Selon l’organisation syndicale, la résolution du dossier est intervenue après que l’institution a reçu un rapport du Ministère de la Santé justifiant sa gestion par des chiffres d’investissement, de dotation et d’activité des soins. Face à cela, elle a exprimé sa « profonde déception », estimant « difficilement compréhensible » que « l’on boucle une plainte de ce type sans formuler de recommandations concrètes ».

Le Défenseur du Peuple ne peut se contenter de transmettre les explications de l’Administration sollicitée, mais sa responsabilité est de les confronter et de veiller aux droits des personnes souffrant des conséquences de leurs éventuelles défaillances, a expliqué le CESM, qui a ajouté que « le ministère lui-même reconnaît une augmentation extraordinaire de la pression assistancielle, avec plus de 13 000 prises en charge de la population migrante pendant la période analysée, une situation qui a exigé un effort supplémentaire de la part des professionnels de santé ».

À ce titre, il a soutenu que « on ne peut pas confondre l’effort des médecins pour maintenir l’assistance avec la suffisance des ressources disponibles ». « Que les médecins aient répondu à une situation extraordinaire ne signifie pas que les conditions de travail aient été adéquates ni que les besoins en soins soient couverts », a-t-il souligné.

LE SYNDICAT NE CONTESTE PAS LE DROIT DE QUICONQUE À RECEVOIR DES SOINS

« Il est particulièrement préoccupant qu’aucune conclusion claire ne soit proposée concernant les effectifs médicaux réels, les postes non pourvus, les charges de travail ou les éventuelles conséquences sur la sécurité des patients et des professionnels », a insisté, précisant que sa plainte « ne remet pas en cause le droit de quiconque à recevoir des soins de santé », mais « exige des ressources supplémentaires et une planification adéquate, sans transférer le poids de la réponse au sacrifice permanent des médecins ».

Bien que le CESM reconnaisse que le Défenseur du Peuple a effectué des visites à Ceuta et qu’il maintienne des actes d’office ouverts, il estime que cela ne justifie pas de clore la plainte sans offrir une réponse plus préciseAux préoccupations soulevées. C’est pourquoi il a assuré que ce qui était réclamé était « une intervention indépendante qui contribuerait à éclairer et corriger les problèmes dénoncés ».

Faisant valoir l’ensemble, il a appelé l’institution à « approfondir la vérification des conditions de soins, écouter directement les représentants des médecins et envisager la formulation de recommandations spécifiques au Ministère de la Santé et à l’Institut National de Gestion Sanitaire (INGESA) ».

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.