L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé ce vendredi l’élargissement de son programme de préqualification afin d’inclure une gamme plus étendue de dispositifs médicaux, tels que des contraceptifs et des technologies innovantes pour la détection de la tuberculose (TB).
Selon l’OMS, cet élargissement augmente le nombre de produits « sûrs, efficaces et munis de garanties de qualité » couverts par le programme, qui inclut déjà des diagnostics in vitro (tests médicaux) et des dispositifs pour la circoncision masculine.
Le programme de préqualification de l’organisation vise à garantir que les produits sanitaires essentiels respectent les normes internationales de qualité, de sécurité et de performance pour leur acquisition à l’échelle mondiale. Les dispositifs médicaux sont évalués par un processus indépendant, normalisé et transparent.
Ainsi, les produits qui répondent aux normes requises sont inclus dans la liste des dispositifs médicaux préqualifiés de l’OMS, qui sert de référence fiable pour les organismes des Nations Unies, les organisations d’approvisionnement, les donateurs et les autorités nationales.
Avec cet élargissement du programme, l’OMS aidera les pays à améliorer l’accès à des dispositifs médicaux de qualité, tels que les préservatifs masculins et féminins, les dispositifs intra-utérins (DIU), les programmes informatiques de détection assistée par ordinateur pour le dépistage de la tuberculose (CAD-TB) et les dispositifs pour la circoncision masculine.
« Toutes les personnes, partout, devraient pouvoir avoir confiance que les dispositifs médicaux sont sûrs, efficaces et répondent à des normes élevées de qualité », a déclaré la docteure Sylvie Briand, scientifique en chef de l’OMS et directrice générale adjointe par intérim des Systèmes de Santé, de l’Accès et des Données.
Selon Briand, « en élargissant la préqualification de l’OMS, on renforce la confiance dans ces produits sanitaires essentiels et on aide les pays à étendre l’accès équitable aux technologies dont les populations ont besoin pour protéger et améliorer leur santé ».
SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE, ET DÉTECTION DE LA TUBERCULOSE
Une part clé de cet élargissement est le transfert à l’OMS de la préqualification des préservatifs masculins et féminins et des dispositifs intra-utérins (DIU), jusqu’alors gérée par le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
Dans ce cadre, l’OMS explique que l’accès à des préservatifs et DIU de qualité est essentiel pour la santé sexuelle et reproductive. Ces produits contribuent à prévenir les grossesses non désirées et permettent aux personnes de prendre des décisions éclairées en matière de planification familiale. Les préservatifs jouent également un rôle fondamental dans la prévention du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles.
Pour leur part, les dispositifs de circoncision masculine font désormais partie du cadre général de préqualification des dispositifs médicaux de l’OMS, alors qu’auparavant ils étaient évalués par un processus indépendant.
L’organisation souligne que les dispositifs préqualifiés permettent de proposer des services de circoncision médicale masculine volontaire sûrs et standardisés, qui peuvent réduire d’environ 60 pour cent le risque pour les hommes d’acquérir le VIH par exposition hétérosexuelle.
L’élargissement comprend également des programmes informatiques de détection assistée par ordinateur pour le dépistage de la tuberculose, intégrant ainsi une technologie de santé numérique au programme de préqualification de l’OMS.
Ces programmes utilisent des radiographies pulmonaires numériques et des outils d’intelligence artificielle pour identifier les personnes susceptibles d’avoir la tuberculose et nécessitant des tests complémentaires. L’OMS souligne que cette technologie est particulièrement importante dans les pays à forte incidence de tuberculose, où un dépistage fiable peut contribuer à détecter la maladie plus tôt et faciliter l’accès rapide au diagnostic et au traitement.