L’INGESA a alloué 1,03 million d’euros pour renforcer l’assistance sanitaire à Ceuta depuis le début de la crise

23 septembre 2026



L’Institut national de Gestion Sanitaire (INGESA) a informé que, depuis le début de la crise migratoire à Ceuta, il a investi 1 034 000 euros dans le recrutement de personnel afin de renforcer les équipes de soins, de pharmacie et de transport sanitaire.

Ainsi, il a conclu plus d’une centaine de contrats, principalement dans les catégories professionnelles suivantes: médecin spécialiste, infirmier/ère, TCE (aides-soignants), agents de service hospitalier, personnel de blanchisserie, cuisine et sécurité, et techniciens spécialistes en radiodiagnostic.

L’INGESA indique que 1 366 professionnels exercent actuellement à Ceuta, contre 1 051 postes prévus par l’effectif organique. « Cet investissement dans les professionnels constitue la dotation la plus importante de l’histoire de l’aire de santé de Ceuta », a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, l’institut a souligné que l’augmentation de la pression des soins a été prise en charge par le personnel sanitaire prévu initialement plus les professionnels recrutés en renfort. De plus, il affirme qu’il n’a pas été nécessaire que des soignants en congé reprennent leur poste et qu’aucune consultation ou intervention prévue pour la population de Ceuta n’a été suspendue.

Comme balance de la prise en charge jusqu’au 19 septembre, on observe une diminution progressive de la moyenne des prises en charge des migrants. Alors qu’en août le chiffre s’élevait à 355, en septembre il se situe à 313 prises en charge en moyenne par jour, descendant à 303 prises en charge en moyenne lors de la dernière semaine.

Les 60 % du total de l’assistance aux migrants au cours des sept premières semaines continuent d’être pris en charge par les dispositifs de soins primaires, soit 9 879 prises en charge du 31 juillet au 19 septembre, réparties entre le Centre de Santé d’Otero, le Centre de Santé du Tarajal, le SUAP (Service des Urgences des Soins Primaires) et le 061. Les 40 % restants, environ 6 676, correspondent aux Urgences de l’Hôpital Universitaire.

Les Urgences hospitalières ont enregistré une moyenne quotidienne de 251 prises en charge totales (migrants et Ceutíes) en septembre, ce qui représente une augmentation moyenne de 85 consultations par jour par rapport à la même période de 2025 (166 quotidiennes). Selon l’INGESA, la moyenne quotidienne du total des consultations aux Urgences du HUCE au cours des sept premières semaines a également été de 251. Cette augmentation d’activité a été absorbée grâce aux renforts organisationnels et au personnel ajouté à tous les postes depuis le début de l’opération extraordinaire.

L’INGESA indique que la majeure partie des pathologies traitées dans les Urgences du HUCE pour les personnes immigrées est bénigne: pansements, petits traumatismes et affections bénignes.

« Si nous examinons les niveaux de gravité, selon le triage réalisé par les professionnels conformément aux normes internationales en vigueur, seulement 5,5 % des patients ayant consulté en août à l’Hôpital Universitaire de Ceuta (HUCE) ont été classés dans les niveaux 1, 2 et 3, c’est-à-dire ceux qui correspondent à l’activité propre d’une urgence hospitalière, alors que plus de 94 % des atte ntions aux migrants en urgences hospitalières relèvent d’autres niveaux d’assistance sanitaire de moindre complexité », explique l’Institut.

En ce qui concerne l’hospitalisation, la moyenne quotidienne des migrants admis au cours du mois de septembre s’élève à 14 personnes, incluant les zones d’observation et le cluster d’urgences, chiffre sans impact significatif sur les activités quotidiennes de l’hôpital.

À la date du 19 septembre, le nombre de lits disponibles représentait 58 pour cent du total des 212 lits habilités: plus d’un cent reste libre pour répondre à la demande.

Au cours de ces sept semaines, des actions complémentaires de soutien sanitaire ont également été menées, notamment la réalisation de 445 orthopantomographies et 55 études radiologiques du thorax.

MÁS DE 2.100 PERSONAS VACUNADAS

En matière de vaccination, dirigée par le Service de Médecine Préventive du HUCE dans les missions qui incombent à l’INGESA, 2 117 adultes ont déjà été vaccinés pour un total de 8 453 doses administrées des quatre vaccins en cours: vaccin trivalent rougeole-rubéole-oreillons, diphtérie-tétanos, varicelle et poliomyélite.

À l’heure actuelle, l’équipe de vaccination est composée de 11 personnes: trois (deux médecins et une infirmière) sous l’autorité du gouvernement local et huit professionnels (un médecin et sept infirmières) de l’INGESA.

Par ailleurs, l’INGESA a précisé que les mineurs doivent être vaccinés par le gouvernement local de la Ville autonome dans l’exercice de ses fonctions.

À cet égard, l’Institut réaffirme que le risque de contagion est très faible, comme en atteste le Centre de Coordination des Alertes et des Urgences Sanitaires (CCAES) du Ministère de la Santé. Dans le cadre d’un récent foyer de varicelle signalé, il souligne qu’une vaccination exhaustive a été réalisée auprès des contacts des cas positifs, ce qu’on appelle une vaccination en anneau. Seuls huit patients, pour cette raison, restent dans le cluster des Urgences du HUCE.

Par ailleurs, le laboratoire du HUCE réalise déjà des tests PCR depuis la mi-septembre pour identifier les maladies exanthématiques telles que la varicelle, la rougeole, la rubéole, la coqueluche et la mpox (variole du singe).

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.