Mónica García accuse le PP de faire de Ceuta un « champ de bataille politique » avec une « utilisation détournée » de la souffrance des Ceutains.

9 septembre 2026



La ministra de Sanidad, Mónica García, a accusé ce mardi le Parti populaire de transformer Ceuta en un « champ de bataille politique » par l’emploi « absolument tortueux » de la « souffrance légitime » de la population de la ville autonome.

Ainsi l’a-t-elle indiqué à la Chambre haute en réponse au sénateur « populaire » Abdelhakim Abdeselam Al Lal, qui a affirmé que l’arrivée massive de personnes migrantes en juillet dernier avait provoqué à Ceuta une crise humanitaire, sanitaire, sociale et politique.

Lors de son intervention, García a insisté sur le fait que le système sanitaire de Ceuta « peut être tendu, mais il n’est pas en échec » et a réitéré que « à aucun moment » aucune chirurgie ni consultation n’a été suspendue, et elle a remercié le « dévouement exceptionnel » des professionnels de santé. « Mais cela ne vous importe pas du tout », a-t-elle reproché au PP.

À cet égard, elle a affirmé que « la moitié » de l’Hôpital Universitaire de Ceuta est « vide ». « À l’heure actuelle, aujourd’hui, il y a 104 personnes hospitalisées, dont seulement 13 sont des personnes migrantes », a-t-elle précisé.

Par la suite, elle a défendu le travail du Gouvernement, assurant que « dès le premier jour » tous les ministères compétents à Ceuta se sont démenés pour que la population ceutaine puisse retrouver la normalité, qu’elle a noté avoir été brisée « par l’arrivée massive de personnes migrantes » et « par l’arrivée massive du discours de haine ».

« Le premier sera résolu dans les prochaines semaines, le second ne le sera jamais si vous continuez ainsi et restera enraciné dans une société qui, si elle est un exemple de quelque chose, est l’exemple même de la coexistence », a-t-elle souligné.

« USTED MIENTE, COMO SIEMPRE »

Abdelhakim Abdeselam, qui a demandé à la ministre de considérer Ceuta et Melilla comme zones à couverture difficile et de ne pas charger la santé ceutaine de ses compétences, ainsi que la tenue des conseils de ministres nécessaires pour rétablir la normalité et la restitution des personnes migrantes, a accusé García de mentir, « comme d’habitude ».

« Les données qu’elle/manie sont toujours fausses », a-t-il assuré en faisant remarquer que, le premier jour de l’arrivée des migrants, plus de 500 urgences ont été traitées et que du 1er au 5 septembre, plus de 1 550 urgences ont été traitées.

« Vous appliquez sur la ville autonome vos compétences. Et vous n’êtes pas apparu à Ceuta jusqu’au 16. Le 11 est apparue notre vice-secrétaire de la Politique sanitaire et sociale pour que vous ouvriez la zone cluster des catastrophes et des urgences », a-t-il ajouté.

Pour toutes ces raisons, elle a conclu en soulignant que la titulaire du ministère de la Santé est totalement dépourvue de toute légitimité pour donner le moindre avis et a demandé sa démission.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.