Thérapie génique espagnole contre l’Alzheimer modéré autorisée en Australie pour des essais cliniques chez l’homme

4 septembre 2026



La biotecnológica Tetraneuron a informé que sa thérapie génique TET-101 destinée à traiter la maladie d’Alzheimer modérée, développée dans un laboratoire de l’Institut Cajal du Conseil supérieur de recherches scientifiques (CSIC), a reçu l’autorisation en Australie pour lancer la première évaluation de sa sécurité et de son potentiel thérapeutique chez l’homme.

Cette thérapie génique en recherche s’appuie sur E2F4, une protéine qui participe à la régulation de processus essentiels au fonctionnement des neurones. E2F4 occupe une position régulatrice sur plusieurs voies liées à la survie et au fonctionnement neuronal, dont des processus associés au stress oxydatif et à la neuroinflammation.

TET-101 intègre E2F4DN, une variante neuroprotectrice de cette protéine, dans le but d’agir sur l’homéostasie neuronale et d’influencer simultanément divers mécanismes impliqués dans la neurodégénérescence.

Ainsi, Tetraneuron propose une approche qui appréhende la maladie sous une perspective multifactorielle, dans laquelle interviennent divers processus biologiques interconnectés, ce qui constitue, selon elle, une autre manière d’envisager le champ de la recherche sur l’Alzheimer, traditionnellement axée sur des cibles telles que le bêta-amyloïde et tau.

Avec son entrée en phase clinique en Australie, qui se déroulera à l’hôpital St Vincent’s de Melbourne, il sera possible d’évaluer sa sécurité et son potentiel pour ralentir la neurodégénérescence, restaurer la fonction neuronale et favoriser la récupération des capacités cognitives affectées par la maladie.

Parallèlement, Tetraneuron a indiqué qu’elle poursuit ses avancées dans les interactions réglementaires nécessaires pour les prochaines étapes de son développement international, y compris en Europe.

SON APPLICATION DANS LA MALADIE DE PARKINSON EST ÉTUDIÉE

Les connaissances que Tetraneuron a accumulées au cours des dernières années sur TET-101 ont donné lieu à des études visant à analyser si les mécanismes sur lesquels elle agit pourraient être appliqués à d’autres maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson.

Cette approche repose sur l’idée que des pathologies différentes peuvent partager des processus liés à la perte de l’homéostasie neuronale, à la neuroinflammation, au stress cellulaire ou au déclin progressif de la fonction des neurones.

De cette manière, l’entreprise développe une plateforme de thérapie génique visant à aborder ces mécanismes sous une perspective plus large. Dans la maladie de Parkinson, Tetraneuron a obtenu des résultats précliniques de preuve de concept et a alloué 1,3 million d’euros de financement public pour faire progresser ce programme en collaboration avec l’Université de Navarre.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.