Arthrose de la hanche : l’exercice le plus recommandé par les traumatologues (et celui à éviter)

22 août 2026



   La douleur à la hanche lors du lever du lit, les gênes lors de la marche ou la sensation de perte de mobilité constituent certains des symptômes qui peuvent masquer une arthrose de la hanche, une maladie dégénérative de plus en plus fréquente à partir de 50 ans. Cependant, recevoir ce diagnostic ne signifie pas nécessairement renoncer à l’exercice physique, ni finir par passer par la case chirurgie.

   En réalité, rester actif et adapter l’activité physique à l’état de chaque patient figure parmi les principales recommandations des spécialistes. Quels sports sont les plus adaptés ? Quand une prothèse est indiquée ? Une progression peut-elle être prévenue ? Les experts clarifient les principales questions sur une pathologie qui touche des millions de personnes, et dont le dépistage précoce peut faire la différence dans la qualité de vie de ceux qui en souffrent.

   Dans Europe Press Santé Infosalus nous avons interviewé le docteur Máximo García Leirado, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l’Hôpital Universitaire Vithas de Madrid, sur le quartier d’Arturo Soria, qui rappelle d’abord que l’arthrose de la hanche est un processus dégénératif de l’articulation, dont l’origine réside dans la détérioration ou la perte du cartilage qui la recouvre, et qui résulte de facteurs génétiques, de l’âge, de l’usure, et se manifeste plus fréquemment chez les femmes en raison d’une plus grande prédisposition, ainsi que chez les personnes atteintes de maladie métabolique, présentant des anomalies congénitales dès l’enfance, entre autres, et qui favorisent cette perte de cartilage.

   Dans les cas d’arthrose de hanche, précise ce traumatologue que, comme règle générale, la mobilité est très favorable, car la sédentarité et l’absence de mouvement conditionnent une perte du cartilage plus rapide, même s’il avertit le docteur García Leirado que l’activité physique doit toujours être adaptée à la situation de chaque patient.

   « Tant qu’il y a de la douleur, il faut chercher des moyens pour ralentir le processus, et s’assurer que les parties molles, comme la musculature, sont en bon état, car cela est nécessaire pour d’éventuelles décisions ultérieures comme les prothèses », souligne cet expert de l’Hôpital Universitaire Vithas Madrid Arturo Soria.

   Parmi les exercices recommandés dans ce type de situations, il souligne que seraient indiqués ceux qui diminuent l’impact : « Toute activité aérobique sans impact, comme le vélo, la gymnastique, les étirements, ou le Pilates, entre autres, car elles confèrent de la mobilité à l’articulation mais sans obliger à des postures contraignantes. Ces pratiques préservent l’état musculaire pour une éventuelle décision relative à une chirurgie ou à la pose d’une prothèse. La natation, en particulier, est très tolérée par ces patients».

PREMIERS PAS À SUIVRE

   Lorsque un patient consulte pour arthrose de la hanche, précise ce spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie que la première et l’un des plus importants éléments à réaliser est l’examen clinique, « même si les gens pensent que l’essentiel réside dans des examens d’imagerie avancés, comme l’IRM, il faut voir d’abord comment l’arthrose affecte la qualité de vie des patients ».

   Il souligne que, parfois, il peut y avoir des arthroses qui ne se voient pas très bien sur les radiographies, mais chez lesquelles le patient présente une mauvaise qualité de vie, et inversement. « Le traitement initial est généralement conservateur, avec une analgésie à des niveaux modérés, exercice, contrôle du poids et des postures au quotidien, et avec la rééducation dans de nombreux cas, on peut ressentir un certain soulagement. Si cela n’est pas suffisant, l’étape suivante est les infiltrations (analgésiques, à la fois corticoïdes et acide hyaluronique). Mais, en gros, les cas qui iront à la chirurgie sont ceux qui limitent la qualité de vie du patient et qui ne répondent pas à ces traitements conservateurs », déclare cet expert de l’Hôpital Universitaire Vithas Madrid Arturo Soria.

UNE PROTHÈSE EST-ELLE TOUJOURS NÉCESSAIRE ?

   Enfin, nous avons demandé à ce traumatologue si toutes les personnes souffrant d’arthrose de la hanche finiront par nécessiter une prothèse, ou s’il est possible de coexister avec la maladie pendant de nombreuses années sans chirurgie.

   Le docteur García souligne qu’il existe des arthroses de la hanche qui, au quotidien, peuvent être tolérées par les patients, de sorte que la décision de poser une prothèse prend aussi en compte d’autres pathologies que le patient peut avoir, car parfois l’intervention elle-même peut représenter un risque important pour la personne. « Dans les cas où elle serait indiquée, chez la plupart des patients avec arthrose limitante, ils recourent aux prothèses car dans ces situations celles-ci changent radicalement leur qualité de vie », ajoute-t-il.

   Face à ce phénomène dégénératif, qui touche l’ensemble de la population et qui commence à se manifester à partir de 50 ans, conseille, pour prévenir l’usure articulaire évoquée, de maintenir un poids sain et d’adopter un mode de vie sain, notamment la pratique d’activité physique et d’exercices, ou encore le régime méditerranéen.

Thomas Leroy

Thomas Leroy

Je m’appelle Thomas Leroy et je suis le rédacteur de Placebo. Médecin de formation et passionné par le journalisme, j’ai choisi de créer ce média pour apporter une information claire et indépendante sur la santé et les addictions. Chaque jour, je m’engage à rendre accessibles des sujets complexes afin d’aider chacun à mieux comprendre et agir.